600 mots et des interrogations

On m’a proposé de faire une chronique pour Tomorrow Magazine en 600 mots. J’ai été bloqué et j’ai eu plusieurs interrogations. Moi, que certains trouvent parfois affable à souhait. Je n’ai su quoi écrire.

La peur de l’écriture, de ne pas savoir articuler les phrases, de ne pas savoir s’y prendre. De rendre une page blanche aurait dû alors m’envahir. Mais que nenni !

Au regard de mes passages dans des rédactions de la place depuis 2009, je peux dire que je m’en sors bien en écriture.

Ce doit être alors le sujet, mais pour quelqu’un couvrant l’actualité économique en Côte d’Ivoire depuis 5 ans, ce ne serait donc pas les sujets qui manqueraient. Mais lequel choisir, infrastructures, économie numérique, sport dans cette période de CAN, situation socio-politique… ?

J’ai alors demandé à la rédaction du magazine quel sujet devrais-je choisir ? – Tu as libre cours, on m’a répondu, il faut nous inspirer. Mais comment inspire-t-on quand on est encore loin d’être un modèle. Soit !

Et là, je pense à la chronique qu’avait tenue José-Landry GUEHI* dans la parution d’octobre 2016 de Tomorrow Magazine et qui m’avait beaucoup plu et même inspiré.

Un rapide «copier-coller» et le tour est joué, me dis-je. Je commence par le titre (merci chef !). Mais je me rends compte que sa propension à employer les gros mots est au-dessus de mes moyens. Ce n’est pas grave. Je vais garder le titre quand même (cela me plaît toujours).

José-Landry GUEHI parle aussi des sujets qui m’horrifièrent comme les «néo panafricano-conspirationnistes». Je pense définitivement avoir mal fait de m’être servi de cette chronique pour faire la mienne.  

À moins que l’histoire de la grand-mère ne sauve les meubles. Il faut que je trouve une histoire avec ma grand-mère qui soit aussi cool que la sienne. Mais manque de pot pour moi, sa grand-mère à lui regarde la télévision. Mieux elle suit les chaines d’information. Elle doit certainement être cultivée.

La mienne, (paix et repos à son âme) a été rappelée auprès de notre Père, il y a quelques années de cela. Elle aurait été la dernière à suivre la télévision. Déjà qu’elle ne comprenait pas le français conjugué au fait qu’elle ne voyait pas clair, il lui aurait été difficile de faire cet exercice avec moi comme la grand-mère de M. GUEHI.

Décidément, dans quel état d’esprit j’étais quand j’avais lu cette chronique et avais soutenu qu’elle m’avait plu.

Et apparemment José-Landry GUEHI, je t’avais plus écouté que lu du fait de la considération que j’ai pour toi.

N’empêche qu’il me reste encore 600 mots à trouver. Non. Pas vraiment. Je pourrai tout de même garder cette histoire et dire que c’est moi qui l’ai raconté et effacer le nom de José-Landry GUEHI.

C’est cool çà ! Et en faisant le compte, il ne me reste que 50 mots pour inspirer. Dommage, sinon j’aurai été plus long que cela.

En 50 mots donc, le message que je pourrai passer à la jeunesse ivoirienne en particulier et africaine en général est celui de croire en elle-même. De ne pas laisser les réalités du moment nous faire penser que l’avenir ne sera pas meilleur.

Notre évolution personnelle déjà, de l’enfance à la maturité, devrait nous montrer que rien n’est acquis mais que tout se développe.

Aussi, la transformation de notre continent ces 20 dernières années devrait nous démontrer que seul un changement de mentalités positives pourrait nous permettre d’améliorer la vie de nos frères et sœurs, pères et mères et surtout celle de nos enfants.

Et de conclure sur cette citation de Nelson MANDELA que j’adore me répéter : «Je ne perds jamais. Soit je gagne ou j’apprends».

Sur ce, je crois que j’en suis à 600 mots, peut-être plus, je ne vais quand même imiter José-Landry GUEHI jusqu’à dépasser le nombre de mots comme lui.

Yannick DJANHOUN, mais ce n’était pas si contraignant que ça, et mes interrogations sur ma capacité à le faire sont levés. Je pense que la prochaine fois, je prendrai jusqu’à 1200 mots pour embêter un certain… toi-même tu sais !

*José-Landry GUEHI est l’un des fondateurs de Tomorrow Magazine, une aventure à laquelle j’ai également été associé au début…       

Téléchargez gratuitement Tomorrow Magazine en cliquant ICI

Franck OURAGA, Journaliste