Leadership : La belle leçon des musiciens du Titanic Leadership

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La nuit du 14 avril 1912 a été l’une des plus sombres de l’humanité. En effet cette nuit-là, le Titanic, alors le plus grand bateau jamais, coula dans l’Atlantique. Bilan, environ 1500 personnes mortes. L’histoire du Titanic a inspiré beaucoup d’artistes, d’écrivains et de cinéastes. On a certainement regardé ce film dramatique du réalisateur américain James CAMERON, qui a essayé de reconstituer fidèlement le naufrage. Dans le flot d’émotions que véhicule ce film, une scène toute particulière a attiré notre attention. C’est celle de l’orchestre du bateau qui, malgré le naufrage de celui-ci, n’ont cessé de jouer à leurs instruments de musique. Comment peut-on continuer à jouer de la musique alors que notre mort est imminente ? Qu’est-ce qui les a maintenu dans leur rôle jusqu’à la fin ? Découvrons la mentalité exceptionnelle de ces musiciens et apprenons d’eux.

 

 

L’une des plus grandes catastrophes de l’humanité

Le Titanic a déchainé les passions. Après sa construction, il est devenu le paquebot le plus grand, le plus beau et le plus moderne de son époque. Titanic était le propre du luxe, il incarnait la pointe de la technologie et était la fierté d’une époque arrogante, assoiffée de progrès et de prouesse technologique. Avec une embarcation de 270 mètres de long et de 31 mètres de haut, forte de quatre cheminées, de vingt-neuf chaudières grosses comme des locomotives et surtout, de salles somptueuses, jamais l’on n’avait vu un tel objet mobile. Pourtant, le Titanic, avec toute sa majestuosité sombra.

Pour son tout premier voyage, le Titanic devait relier la ville du sud de l’Angleterre, Southampton, à New York aux États-Unis. Près de 1500 passagers embarquèrent. Il est exactement 23h42 pendant la traversée, lorsque le Titanic heurte un iceberg au beau milieu de l’océan Atlantique. Il aura fallu moins de trois heures pour que le plus grand bateau du monde chavire. À 02h20, le bateau n’est plus visible sur la surface de l’eau.

Des rescapés du naufrage ont témoigné de la débandade et de la grande panique des passagers. On peut aisément deviner une scène dans laquelle tout le monde court dans tous les sens, luttant pour conserver sa vie. Dans ce genre de situation, on ne fait plus cas de la présence d’autrui, fût-il son proche, l’adrénaline monte et l’instinct de survie règne en maitre. C’est pourtant dans cette atmosphère apocalyptique que huit musiciens créent l’étonnement.

Ils jouaient de la musique avec la mort comme voisine

Pour ceux qui ont déjà regardé le film Titanic, le souvenir de ces musiciens qui continuait de jouer alors même que le bateau chavirait, leur reviendra certainement. Durant le voyage, cet orchestre a égayé les passagers. D’après certains témoignages, il était très apprécié par les clients du paquebot.

L’orchestre du Titanic, composé de huit musiciens, est dirigé des mains de maitre de Wallace HARTLEY. Ces huit musiciens sont rentrés dans l’histoire d’une manière particulière. En plein naufrage, Wallace HARTLEY, Theodore BRAILEY, John HUME, Percy TAYLOR, Frederick CLARKE, John WOODWARD, Roger BRICOUX et George KRINS, n’ont pas abandonné leurs violons, guitares, violoncelles et pianos pour fuir comme tous les autres passagers. Ils ont continué à jouer comme si de rien était jusqu’au moment fatal.

Pendant la panique, on ne pouvait distinguer les simples passagers des cuisiniers, pilotes, femmes de ménages, agents de sécurité, etc. Mais on pouvait voir huit personnes, instruments en mains en train d’essayer de prévenir les effets de panique. Ces musiciens savaient exactement leur rôle, apporter du plaisir et du réconfort aux passagers jusqu’à destination. Ils avaient surtout ce devoir dans leurs cœurs. Jamais ils n’ont permis ni à la peur, ni à la mort leur arracher ce sacerdoce. C’est extraordinaire !

Peu d’entre nous réussirait à faire cela, trop préoccupé à sauver sa vie comme les autres. Cette histoire, témoignée par des rescapés, aussi dramatique et tragique soit-elle, véhicule une mentalité et une leçon de vie importante. L’avez-vous perçu ?

Que retenir de l’histoire de ces huit musiciens

 

La peur est un sentiment devant lequel nous avons maintes fois abandonné nos projets, nos rêves et nos responsabilités. Il n’est aucunement question ici de vous demander de vous laisser tuer en situation de danger comme Wallace HARTLEY et ses amis l’ont fait, mais d’attirer votre attention sur leur courage devant l’adversité et leur sens de la responsabilité.

Êtes-vous étudiants ? Les études sont-elles si dures que vous êtes en train de penser à abandonner ? Penser aux cœurs qu’on eut ces huit musiciens devant les vagues en furie de l’océan. Êtes-vous en quête d’emploi ? Le chômage vous a-t-il dénué de toute dignité au point de faire de vous un ‘’bon à rien’’ dans la famille ? Vous pensez à vous détourner de la voie normale pour emprunter celle de la facilité et des vices pour subvenir à vos besoins ? Souvenez-vous de cette hargne qui a motivé ces huit musiciens à aller jusqu’au bout. Vous êtes fondateurs d’une petite entreprise et les difficultés de financement de votre business et d’entrée de marché se font très rares, au point où vous pensez à mettre la clé sous le paillasson ? Wallace HARTLEY et les sept autres n’ont jamais abandonné. Réfléchissez à ce qui les animait pendant le naufrage. Les responsabilités qui sont les vôtres sont trop lourdes à porter ? Vous devez les supporter jusqu’au bout.

N’oubliez pas qu’un Leader, assume toute chose jusqu’à la fin, ses réussites, ses échecs, ses responsabilités, ses faiblesses, ses forces, etc. Tous ces grands hommes et femmes qui sont aujourd’hui nos idoles l’ont fait.

Le souhait de Tomorrow Magazine est que vous tous, Jeune d’ici et d’ailleurs, soyez des Leaders prompts à s’acquitter de leurs devoirs et fiers d’assumer leurs responsabilités quel qu’en soit le prix.

Auteur de l'article

Yannick DJANHOUN

Yannick DJANHOUN est un Journaliste ivoirien de 30 ans. Actuellement Rédacteur en Chef de Tomorrow Magazine, c'est un passionné des questions touchant au leadership de la Jeunesse africaine et de l'éducation des enfants.

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