La jeunesse africaine, moteur de l’innovation dans l’intérêt général Expression

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Le 26 janvier dernier s’est tenue à Casablanca, la remise des Prix du Concours start-up of the year Africa 2017/start-up africaine de l’année. Cet événement a été organisé par le site BonjourIdée (https://startup.info/fr). Si Trustin (www.trustin.io) a été distingué pour le pont que nous tentons de créer entre les entreprises étrangères et africaines et la jeunesse africaine, en faveur de l’emploi, l’essentiel n’est pas là.

En effet, plus que les prix distribués, ce bel événement a constitué une preuve de plus de la vitalité entrepreneuriale du continent, avec la participation de plus de 550 start-up. Alors que les tensions et inquiétudes semblent se multiplier dans le monde, que de nombreux gouvernants, en Afrique et ailleurs, se cramponnent à leurs pouvoirs (pas toujours dans le sens de l’intérêt général) et que l’humeur est partout un peu chagrine, la jeunesse africaine avance, avec des innovations réelles qui changent immédiatement le quotidien de millions de personnes, en améliorant communication, accès à l’eau, à l’énergie, à la santé, à l’éducation, à l’information, à l’emploi et au bien-être…

Parmi ces initiatives prometteuses, on peut citer :

  • Mahazava (Madagascar), Prix du public Qwant, qui assure la distribution de kits solaires à Madagascar pour un accès plus large à l’électricité.
  • TeachMepad (Cameroun), conçoit des tablettes éducatives fonctionnant à l’électricité et à l’énergie solaire, permettant de faciliter l’apprentissage des écoliers dans les villages.
  • JustLand, du Ghana, grâce à sa plateforme web, permet une plus grande transparence dans les titres de propriété foncière.
  • Fapel Guinée (Guinée), Prix coup de cœur du public, pour ses pompes innovantes à usage domestique et d’irrigation.

Tous ces projets, et bien d’autres, viennent répondre à des besoins vitaux, essentiels qu’un grand nombre d’habitants du continent africain a déjà ressenti dans son quotidien. La grande mission, souvent proclamée par les start-up et la Silicon Valley, de changer le monde, se touche ici du doigt, concrètement.

C’est bien au sein de cette jeunesse, qui entreprend, souvent avec peu de moyens mais beaucoup de passion, pour changer le monde concrètement, pas après pas, centimètre par centimètre, que se trouve cette promesse d’émergence et de décollage proclamée par les gouvernements. En effet, dans ces projets, l’impact social, la protection de l’environnement, l’inclusion ne sont pas des étiquettes qu’on rajoute après coup comme des outils de social ou de green-washing, mais font partie de leur raison d’être même.

Un événement comme celui de Casablanca met en lumière les initiatives de cette jeunesse qui n’attend pas et prend les choses en mains. Lorsque Mark ZUCKERBERG, le fondateur de Facebook, s’est rendu en août 2016 au Nigéria et au Kenya, ce sont ces jeunes entrepreneurs qu’il a rencontrés, tant il est conscient, et la Silicon Valley et beaucoup d’autres avec lui, que l’innovation et le progrès de demain sont là, dans les start-up et PME du continent, dans les écoles et universités, dans les incubateurs qui se multiplient.

Tous ces entrepreneurs nous prouvent qu’il est possible pour chacun d’apporter sa contribution à un monde meilleur, et que tous seraient bien avisés de prêter à cette voix de l’Afrique une oreille attentive.

Auteur de l'article

Thibaud LECLERC

CEO Trustin Africa – www.trustin.io

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