L’Éthiopie construit le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique Société

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Lorsqu’on évoque l’Éthiopie, on pense automatiquement à la guerre, à la famine, aux épidémies et à toutes leurs conséquences désastreuses. Dans notre esprit, c’est un pays dont le monde entier devrait avoir pitié. Mais les choses ont évolué. Penser encore ainsi aujourd’hui serait se méprendre sur le dynamisme de ce pays qui passe actuellement pour être l’un des pays les plus développés et les plus riches d’Afrique. La preuve, l’Éthiopie construit actuellement le plus grand et l’un des barrages hydroélectriques les plus modernes d’Afrique.

 

Barrage de la Renaissance, c’est ce nom plus qu’évocateur que porte le plus grand projet hydraulique de toute l’histoire de l’Afrique que l’Éthiopie est en phase de réaliser sur le Nil Bleu à quelques pas du Soudan. Pour se réclamer développée, l’Afrique se doit d’investir dans le secteur de l’énergie qui est l’un des problèmes majeurs du continent et le peuple éthiopien l’a bel et bien compris. Il serait donc important de souligner que ce financement provient du gouvernement et des éthiopiens eux-mêmes via un emprunt obligataire lancé par l’État, geste qui traduit leur volonté de participer à la réduction de la pauvreté dans leur pays. En outre, le taux de chômage est revu à la baisse car sur  8 500 personnes présentes sur le chantier, seules 600 sont des étrangers. On peut donc en déduire qu’avant sa mise en activité effective, ce barrage a déjà ouvert une lucarne vers la réduction de la pauvreté.

La construction du barrage du millénaire a débuté depuis 2011 et coûtera 4,5 milliards d’euros au total. Autant dire que ce barrage vaut son pesant d’or car cet édifice pharaonique, à lui seul, alimentera les voisins de l’Éthiopie que sont le Yémen, les deux Soudans, le Kenya et le Djibouti en électricité, à bas coût et rapportera environ 700 millions d’euros par an à l’Éthiopie. Cette entreprise permettra au gouvernement  éthiopien de continuer à surfer sur cette vague de redressement économique, vu que le PIB du pays a crû de 10 % par an de 2005 à 2010 et de 7 % depuis, selon le FMI, et que les besoins en électricité sont en hausse de 30 % par an.  

Le barrage devant être opérationnel en 2017, aura une capacité de 70 milliards de mètres cubes d’eau et pourra produire 6000 mégawatts d’électricité. Hormis sa production en électricité, ce barrage donnera un grand coup de pouce à l’agriculture irriguée. Après 2017, les agriculteurs éthiopiens pourront utiliser une partie de la quantité d’eau du barrage pour la culture de vivres car à l’heure actuelle seulement 3% des terres agricoles sont irriguées. Tous les efforts que met le gouvernement éthiopien dans la réalisation de ce barrage vont tous dans un même sens : intégrer d’ici 2025, le club des pays à revenus intermédiaires au même titre que la Côte d’Ivoire. 2017 n’est plus qu’à quelques pas et toute l’attention est braquée sur les derniers mois de finition du barrage qui sera à sa livraison, le plus imposant de toute l’Afrique. Ce barrage porte sur lui les rêves de tout un peuple, de plusieurs pays et de tout un continent pour ainsi dire.

Après bien de difficultés économiques, le Barrage de la Renaissance ou Barrage de l’Espoir est de loin une passerelle en or pour une Éthiopie prospère, une Afrique qui gagne.

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