Et si on parlait green business ? Société

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Le vocabulaire contemporain nous fait découvrir des termes nouveaux et en plein essor, tels que green business, économie verte, entrepreneuriat vert, emplois verts, etc. Pour ce mois de juin, nous allons nous intéresser à ce volet économique et entrepreneurial du développement durable et plus particulièrement à la notion de green business. Pour ce faire nous tenterons de répondre aux questions suivantes : qu’est-ce que le green business, pourquoi le green business, quelles sont ses potentialités et comment le mettre en œuvre dans le contexte africain ?

 

D’entrée de jeu, on définira le green business comme  une activité commerciale ou économique dont la finalité vise en premier lieu, la protection de l’environnement ou la réduction des impacts des activités économiques ou humaines sur l’environnement. Ici le green business est utilisé pour désigner la large notion française d’économie verte.

On voit à travers cette définition que le motif premier à la base de toute activité de green business est la protection de l’environnement. C’est la préoccupation essentielle. Le porteur d’un projet green business a à l’origine une ambition de résolution d’un problème environnemental. Cela pouvant être  entre autres : la pollution, la dégradation de l’environnement, l’impact du transport sur l’environnement, etc. Pour la réalisation du projet, il recherche des procédés innovants pour mettre sur pied sa solution. On le voit, l’autre aspect important après le souci de résolution d’un problème environnemental, est l’innovation. Enfin le projet de green business doit avoir pour objectif la rentabilité économique. Cependant précisons que la finalité n’est pas qu’économique, elle est aussi sociale.

La prise en compte de préoccupations environnementales, la résolution de problèmes sociaux et l’innovation scientifique et technologique sont des aspects incontournables dans la mise sur pied de tout projet ou de toute activité de green business. En résumé le green business désigne donc l’application du développement durable et de ses piliers au business et à l’économie.

Une fois la compréhension de la notion établie, il convient de chercher à savoir son importance pour la société. Et pour la planète, il convient de chercher à savoir l’origine de l’intégration de problématiques environnementales et sociales dans un secteur dont la vocation traditionnelle essentielle est la recherche du profit ou du gain ?

La réponse à cette question, nous l’avons trouvé après l’analyse de certains pays de l’Europe du nord (Danemark, Suède, Norvège), qui dès la fin des années 70 et après les premières alertes sérieuses de dégradation du climat, de l’environnement et de la croissante rareté des ressources fossiles, vont mettre en place des procédés innovants pour réduire l’impact des activités économiques et des actions humaines sur l’environnement, en visant la réduction des émissions des gaz à effet de serre (CO2 en tête).

Le secteur, identifié comme la plus grave menace est celui des énergies fossiles. La recherche de sources d’énergie moins polluantes et respectueuses de l’environnement, va donner naissance à de nombreuses activités R et D pour produire des énergies alternatives aux énergies fossiles. Ces recherches aboutiront à la découverte de sources d’énergie innovantes, naturelles et plus propre (éolienne, solaire, géothermal, biomasse, etc.) Vu le succès de ces innovations, de nombreux pays européens et des multinationales vont se lancer dans la production de masse d’énergies renouvelables.

Mais, le besoin de conciliation entre économie et environnement va être élargi à d’autres secteurs économiques identifiés comme étant une menace pour l’environnement (transport, immobilier, industrie, pêche, agriculture, etc.) De plus en plus de solutions vont être créées pour réduire les impacts de ces activités sur la planète, grâce à l’essor des Tics pour répondre aux préoccupations sociales (accès à l’eau potable, assainissement, santé, etc.)

Mais tout n’est pas si rose lorsqu’on aborde la question du green business. Il convient de préciser que des obstacles subsistent. On a non seulement un niveau d’éducation peu reluisante des populations et des sociétés au développement durable, mais elles sont également moins chaleureuses aux notions d’innovation et à l’idée de modification des habitudes et des modes de vie.

On comprend donc pourquoi des pays tels que le Kenya, le Rwanda et le Maroc soient aujourd’hui les leaders en termes de green business sur le continent. L’entrepreneuriat vert et les affaires dans le domaine du durable sont en plein essor dans ces pays et les avantages sont déjà visibles (performance économique, création de nombreux emplois, stimulation de l’innovation, résolutions de problèmes sociaux et environnementaux).

Il nous appartient donc jeunes leaders et entrepreneurs de comprendre l’enjeu du green business et de nous y intéresser résolument.

Auteur de l'article

Aimé MORO

(Green countries)

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