Les sept merveilles du monde Société

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La dimension de l’Homme à bâtir des monuments hors du commun ne date pas de maintenant. Cependant, la capacité de celui-ci à construire aujourd’hui des immeubles de plusieurs centaines de mètres de hauteur ou à ériger des tunnels sous la mer se justifie par la technologie qui s’affine de plus en plus. Imaginez-vous qu’il y a des milliers d’années, des peuples arrivaient à construire des édifices, qui rivalisent de grandeur avec ceux qu’on voit aujourd’hui. Découvrons les sept merveilles du monde antiques.

 

Les sept merveilles du monde, on en a très souvent entendu parler. Mais pourquoi sept et pas dix ou quinze ? La réponse se trouve dans la sacralisation que les peuples de l’antiquité portaient au chiffre sept. À titre d’exemple, les babyloniens sont à l’origine de la division des jours de la semaine en sept, car ils subdivisaient le cycle de la lune en ce nombre. Aussi, ils ne connaissaient que sept planètes. Le chiffre sept avait une telle influence sur les peuples antiques que Philon, illustre ingénieur byzantin de la fin du IIIème siècle av. J-C., donna pour la première fois une liste de sept œuvres architecturales, les plus impressionnantes qui soient, dans un manuscrit grec intitulé Péri Tôn Hépta Théamatôn. La Pyramide de Khéops, le Phare d’Alexandrie, le Mausolée d’Halicarnasse, le Temple d’Artémis, la Statue de Zeus, les Jardins Suspendus de Babylone et le Colosse de Rhodes constituent ces sept merveilles.

La Pyramide de Kheops : Encore appelé grande pyramide de Guizeh, elle est la seule merveille ayant résisté à l’épreuve du temps. Elle existe encore aujourd’hui. Située dans la localité de Gizeh près du Caire, en Égypte, la Pyramide aurait servi à l’origine de tombes au pharaon Kheops. Des milliers de maçons auraient participé à la construction de cet édifice, aux géométries très complexes. Durant des millénaires, la Pyramide de Kheops a été l’édifice de tous les records. Elle était la plus haute et la plus volumineuse. Vielle de plus de 4 500 ans et haute de 137 mètres, cette pyramide continue d’attiser la curiosité de scientifiques et d’archéologues.

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Le Phare d’Alexandrie : Le Phare d’Alexandrie aurait été construit sur l’Île de Pharos en 280 av. J.-C, près d’Alexandrie en Egypte. Cet édifice, construit sur ordre de Ptolémée Philadelphe, fait partie des sept merveilles, et ce n’est pas fortuit. À cette époque, c’était l’un des bâtiments les plus beaux et les plus imposants. La tour était conçue de marbre blanc et mesurait, selon certains historiens arabes, 535 mètres de haut. De son sommet, l’on pouvait voir les bateaux à plus de 1 500 mètres en mer. Mais, il subit un tremblement de terre qui le réduisit à 134 mètres, puis à 27 mètres en l’an 1182. Finalement, un énième tremblement de terre réduisit le Phare d’Alexandrie en poussière en 1303.

Le Mausolée d’Halicarnasse : Artémise II, reine de Carie, en Asie Mineure, fit construit un grand tombeau dans l’ancienne ville d’Halicarnasse pour exprimer sa profonde douleur, après la mort de Mausole, son époux. Construit en forme de carré, ce mausolée était établi au centre d’une grande rue et il était bordé de 36 piliers. C’est surtout son sommet qui attirait plus l’attention, car il était surmonté d’une pyramide avec un char à quatre chevaux. Il fut terminé à 350 avant J-C. Les chevaliers de Saint-Jean de Malte, qui envahirent la région au 15ème siècle, sont à l’origine de sa destruction.

Le Temple d’Artémis : D’une longueur complète de 138,125 mètres et d’une largeur de 51,50 mètres, le Temple d’Artémis a été construite en Turquie dans la ville antique d’Éphèse, en 550 Av. J-C. La statue de la déesse, à l’intérieur du temple, était faite d’ébène. Selon la légende, il a fallu que 127 rois fournissent des colonnes de 19,50 mètres pour qu’on puisse le construire. La somptuosité du temple subjuguait les regards des voyageurs, mais son existence prit fin brusquement du fait d’un pyromane du nom de Hetostratus qui l’incendia, rien que pour rentrer dans l’histoire. Il faut noter que le temple avait été incendié sept fois en dix siècles.

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La Statue de Zeus : Dans la mythologie grecque, Zeus est le dieu des dieux, le dieu suprême. C’est d’ailleurs en l’honneur de cet être divin que les Jeux Olympiques furent créés. Alors quoi de plus normal que de construire en son honneur une statue digne de sa grandeur ? Construite dans le temple qui porte également le nom du dieu grec, la statue est de tous les temps la plus grande jamais bâtie par les grecs. Construit en 440 AV. J-C., elle a été conçue par le sculpteur athénien Phidias et mesurait 12 mètres de haut. Sa base était de 6,05 mètres de largeur et un mètre de haut. Bâtie essentiellement en ivoire et en or, la statue était placée sur un piédestal de 2 mètres. Le dieu Zeus en position assis, tenait dans sa main gauche un spectre surplombé par un aigle et dans sa main droite Niké, la déesse de la victoire. Cette statue colossale fût malheureusement détruite par un incendie en 462. Aujourd’hui, il n’en reste que des ruines.

Les Jardins Suspendus de Babylone : Voici l’une des Sept Merveilles les plus mystérieuses, les Jardins Suspendus de Babylone. Aucun écrit historique n’en parle et leur existence pourrait résulter du fruit de l’imagination des grecs. Géographiquement, les Jardins Suspendus de Babylone se localiseraient à 10 km au sud de la ville de Bagdad, en Irak et auraient été construites en 600 AV. J-C. La légende rapporte que le grand roi Nabuchodonosor l’a construite en l’honneur de sa femme Sémiramis, en souvenir de la flore et de la faune du pays d’origine de celle-ci, la Médie devenue aujourd’hui Iran. Véritable jardin botanique, cette merveille était constituée de plusieurs étages en terrasses de 120 mètres carrés. Grâce à un système hydraulique, des cours d’eaux amenés depuis le fleuve Euphrate y circulaient. Ces jardins surplombaient la ville de Babylone de 20 mètres.

Le Colosse de Rhodes : Construite pour célébrer la victoire des Rhodiens contre Démétrios Poliocrète, roi de la Macédoine, cette statue de 32 mètres a été érigée entre 303 et 291 av. J.-C., après douze années de travaux acharnés, dans le port de Rhodes en Grèce. Le Colosse de Rhodes a été réalisé par le sculpteur Charès de Lindos et représentait un dieu qui tenait, dans une main levé, un flambeau. L’autre main, s’appuyait sur une sorte de lance. Après seulement 65 ans d’existence, le Colosse de Rhodes fût démonté par des marchands arabes qui le vendirent à un autre marchand juif.

Auteur de l'article

Yannick DJANHOUN

Yannick DJANHOUN est un Journaliste ivoirien de 30 ans. Actuellement Rédacteur en Chef de Tomorrow Magazine, c'est un passionné des questions touchant au leadership de la Jeunesse africaine et de l'éducation des enfants.

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