Aiguilleur du ciel, un métier à découvrir Société

 image

Analyse, sang-froid, précision et concentration, sont les aptitudes professionnelles que doit développer l’aiguilleur du ciel dans le cadre de son métier. Les notions d’atterrissage, de décollage ou de changement de trajectoire sont des mots fréquemment utilisés par l’aiguilleur du ciel. Bien méconnu de la population, celui-ci a à chaque seconde, le sort de plusieurs centaines de vies entre ses mains. Roland Olivier MAKOI exerce ce métier et est la personne par laquelle nous le découvrirons dans une interview.

 

Tomorrow Magazine : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Roland Olivier MAKOI : Avant toute chose, merci déjà pour l’opportunité que me donne Tomorrow Magazine de parler de mon métier qui demeure encore méconnu du grand public. Je suis contrôleur de la circulation aérienne à l’aéroport international F.H.B d’Abidjan. Recruté il y a un an, Je suis supervisé dans mon travail par un contrôleur expérimenté conformément au processus de ma formation, en attendant d’être qualifié. On nous appelle les aiguilleurs du ciel.

TM : Quelles sont les missions d’un aiguilleur du ciel ?

ROM : En termes simples, l’aiguilleur du ciel a la lourde tâche d’assurer la sécurité et la fluidité des vols dans l’espace aérien qui relève de sa responsabilité. Pour accomplir cette mission, il doit donner des instructions aux pilotes pour éviter que les aéronefs entrent en contact physique entre eux ou avec des obstacles au sol. Il doit également fournir des informations et renseignements nécessaires au bon déroulement des vols, prendre des dispositions pour venir en aide aux aéronefs en difficulté, et enfin écouler le trafic de façon ordonnée avec le moins de retards possible.

TM : Quelle est la formation requise pour embrasser ce métier ?

ROM : Pour mon cas, un Bac scientifique suivi de deux années de formation dans une filière scientifique ou technique vous donne accès à la formation de contrôleur aérien, à l’issue d’un concours d’entrée bien sûr. L’EAMAC (École Africaine de Météorologie et d’Aviation Civile), basée à Niamey au Niger, est une école prestigieuse qui a contribué à la formation de nombreux aiguilleurs africains et malgaches.

TM : Pour vous, quelles sont les qualités essentielles pour devenir aiguilleur du ciel ?

ROM : Le métier exige avant tout le maintien d’un certain niveau d’anglais requis tout au long de la carrière, et surtout des aptitudes mentales et comportementales comme la mémorisation, l’analyse rapide des situations, l’anticipation, la visualisation, la rigueur. Le tout doit être sanctionné par une bonne santé physique et mentale justifiée par des visites médicales. Une capacité à travailler la nuit est aussi requise.            

TM : Quelles ont été vos plus grandes difficultés ?

ROM : Pour l’heure, c’est la gestion du stress et la crainte de ne pas être à la hauteur des taches demandées. Je continue de travailler là-dessus.

TM : Quel est votre message pour la jeunesse ?

ROM : Comme message à la jeunesse, je vous conseille de persévérer dans la quête de vos ambitions professionnelles, le monde évolue avec célérité, vous devez adopter une ouverture d’esprit et vous informer de tout pour être en phase avec l’environnement professionnel. Sachez saisir chaque occasion qui se présente à vous. Je voudrais profiter de votre lucarne pour faire un coucou à  mes collègues Georgette AMON, Larissa AKPAGNI, et mes experts CCA 14 qui se reconnaîtront sans oublier le président de notre organisation l’Association Professionnelle des Contrôleurs Aériens de Côte d’Ivoire, monsieur Franck N’gba MOBIO.

Auteur de l'article

Commentez l'article

Dago Bertrand 19/07/2017

article soigné et bien documenté sur le site.

Abidjan.net
Educarrière
Intouch-CI
IYF
LITC
Lumen
Event225
Akody