La réussite, c’est essayer d’atteindre un objectif Leadership

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Tomorrow Magazine : Avoir 20 ans et être écrivaine, ça n’existe presque pas sous nos cieux. Qu’est-ce qui détermine une jeune fille comme vous à le devenir ?

Marie-Ella KOUAKOU : Je crois qu’il y a de plus en plus de jeunes écrivains surtout en Côte d’Ivoire. Tous les êtres sensibles, amoureux de la littérature et incapable de laisser leur « moi » en souffrance silencieuse devant les problèmes qui minent notre société prennent leur plume. Qu’est-ce qui ne m’aurait pas déterminé à devenir écrivaine ? Telle est la bonne question car je n’ai pas eu le choix. L’écriture s’est imposée à moi depuis mon enfance, lorsque ma mère me berçait avec des livres. Elle m’obligeait même à lire des tonnes d’ouvrages. Ayant été professeur de lettres modernes pendant plus de vingt ans, c’était inconcevable pour elle que ses enfants aient des lacunes en littérature. Je me souviens qu’à l’âge de 6 ans, en colère contre ma mère, j’avais plié bagage et écrit une lettre à ma grand-mère, l’informant de mon arrivée chez elle. Lorsque ma mère prit cette lettre truffée de fautes, elle la tâcha de son stylo rouge et m’invita à la corriger. Je n’avais donc pas le choix, je devais coûte que coûte être bonne en littérature pour ne pas subir le courroux de maman. C’est plus tard vers l’âge de onze ans que l’envie d’écrire me conquis. Je commençai par recueillir les contes de ma grand-mère puis je me mis à la poésie après avoir lu un poème de mon père. Je dois donc mon entrée dans le monde des écrivains à mon encadrement familial. Ma détermination vient du fait que je suis têtue, j’aime aller au bout de mes rêves même ceux qui semblent impossibles. Pour moi, il n’y a pas de plus grands échecs que de renoncer.

 

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TM : Vous êtes étudiante en chimie. Alors chimie-littérature, quel rapport ?

MEK : La chimie est ma nature, la littérature mon loisir. Entre la littérature et la chimie, il n’y a aucun fossé, il n’y a qu’une passerelle. Cette passerelle qui me permet de comprendre la chimie grâce à la littérature.

 

TM : Écrire une œuvre littéraire est-il aisé ? Monsieur ou madame tout le monde peut-il devenir auteur ?

MEK : Écrire une œuvre littéraire n’a rien d’aisé. Il s’agit d’un exercice extrêmement difficile qui demande : inspiration, endurance, constance, maitrise de la langue, culture, style et imagination. C’est difficile d’allier tous ces points, mais à force de travail et de prière on peut y arriver. Eh oui, « monsieur ou madame tout le monde » peut devenir auteur. Tout dépend du sérieux que l’on met dans l’exercice.

 

TM : Pouvez-vous nous parler de vos œuvres romanesques ? De quoi parlent-elles ?

MEK : J’arrive difficilement à parler de mes œuvres. Je préfère les laisser parler d’elles-mêmes. Mais que ce soit Adjoula, Femme du peuple, La guerre des clans ou La seconde chance (à paraître), mes œuvres ont pour but de moraliser, d’éveiller les consciences, de promouvoir l’entreprenariat et le leadership. Elles sont inspirées des maux qui nous environnent car je ne peux rester insensible aux problèmes de mon entourage.

 

TM : Quel objectif espérez-vous atteindre en utilisant votre plume ?

MEK : En utilisant ma plume, je veux que la jeunesse ivoirienne se mette debout pour affronter son destin et surmonter les épreuves qui sont sur la marche vers la réussite et le succès. Lisez gratuitement la suite de l’article dans notre magazine numérique à la page 68.

Auteur de l'article

Yannick DJANHOUN

Yannick DJANHOUN est un Journaliste ivoirien de 30 ans. Actuellement Rédacteur en Chef de Tomorrow Magazine, c'est un passionné des questions touchant au leadership de la Jeunesse africaine et de l'éducation des enfants.

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