Léa DUBOIS : Ne jamais s’apitoyer sur son sort Leadership

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Révélée par Léonard GROGUHET vers la fin des années 80, elle fait partie des meilleures actrices de Côte d’Ivoire. De la série télévisée satirique « comment ça va ? » à la réalisation de deux films : le prix de l’amour et au nom de l’honneur, en passant par les personnages qu’elle a campé dans plusieurs téléfilms qui lui ont valu la reconnaissance du public, Léa DUBOIS a su se faire un nom dans le septième art ivoirien. Mais au cœur de ce succès se cache une femme forte et surtout persévérante qui voit les difficultés de la vie comme des opportunités. Entretien avec Léa Dubois, une comédienne qui a le cœur plus fort que le bois.

 

Tomorrow Magazine : Bonjour Léa DUBOIS, racontez-nous comment s’est fait votre entrée dans le théâtre et le cinéma ?

Léa DUBOIS : Tout le monde le sait. J’en ai tellement parlé dans les journaux et sur les plateaux de télévision, mais je le ferai exceptionnellement pour la jeunesse Leader que vous représentez. Je suis rentré dans le théâtre et le cinéma à cause de la très grande passion que j’ai pour cet art. À la maison, ma belle-mère, mes frères et sœurs trouvaient que j’avais beaucoup d’humour. C’est alors que ma belle-mère m’a présenté à Monsieur Léonard GROGHUET qui a accepté de me donner ma chance et de là tout est parti. Par ailleurs, j’en garde un très bon souvenir. Je voyais mon rêve en train de se réaliser et en même temps le fait de côtoyer et bosser avec des personnes que j’avais l’habitude de voir à la télé, ho lala je ne vous dis pas hein. Voir et bosser en même temps avec Akissi Delta, Wintinwinin Pierre, Vieux foulard. C’était inexplicable.

 

TM : Après toutes ces années, peux-tu nous faire un bilan général de ta carrière incroyable de comédienne, d’actrice, de réalisatrice et de productrice ?

LD : Eh bien, vous venez de le dire, de comédienne, je suis arrivée à la production en m’essayant à la réalisation. Le bilan, il est donc positif dans la mesure où dans un premier temps, j’ai vraiment évolué dans ce que j’ai fait, et dans un deuxième temps par la grâce de Dieu et grâce à tous mes fans, tout ce que je fais est suivi et aimé.

 

TM : Tu souffres depuis plusieurs années d’un mal aux yeux, l’a vis-tu comme un handicap ? Que retiens-tu de cette maladie ?

LD : Oui c’est exact je souffre de ce mal (la rétinite pigmentaire). Je suis obligée de me rendre régulièrement en Europe pour mes soins. Mais je ne le considère aucunement comme un handicap, parce que c’est une maladie congénitale. Ce qui veut dire que je vis avec cette maladie depuis mon enfance. Sauf que maintenant je prends de l’âge et ça devient un peu plus difficile à supporter, puisque les choses ont tendance à se compliquer. Mais en gros j’ai toujours été positive et j’ai appris à me battre avec ce mal depuis l’enfance. L’expérience que je tire de cette maladie, c’est que ça m’a aidé à vivre sans aucun complexe. Ne pas s’apitoyer sur son sort. Se battre sans relâche. Faire comme les autres ou du moins essayer de faire comme les autres, être et rester fort dans la tête. Surtout sans complexe, rires.

 

TM : Que regrettes-tu le plus aujourd’hui ?

LD : Il m’arrive souvent de regretter le choix de mon métier. Vous pouvez aisément deviner pourquoi. C’est difficile de joindre les deux bouts financièrement parlant. Mais il y a quelque chose de magique qui survient à chaque fois. Savez-vous ce que s’est ? Chaque fois que je monte sur scène, je suis envahie par une joie inexplicable. Cela efface automatiquement tous mes regrets.

 

TM : Quel est ton mot à l’endroit de tous ces jeunes qui lisent Tomorrow Magazine ?

LD : Je veux dire à tous les jeunes lecteurs de Tomorrow Magazine de continuer à bosser, à se former, à se battre sans relâche pour se maintenir à leur place de leader ou à le devenir. Ils doivent continuer de croire en leurs rêves et en leur capacité, mais le plus important, c’est de placer Dieu au-devant de tout ce qu’ils font. Chers jeunes, je vous embrasse tous très fort et je vous donne rendez-vous très bientôt. Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire.

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