Que le leader parle le langage qui lui est digne Leadership

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Le langage est la capacité observée chez tous les hommes, d’exprimer leur pensée et de communiquer au moyen d’un système de signes vocaux et éventuellement graphiques. Et au-delà du rendu qui pourrait être soit vulgaire, soit soigné, grossier ou affiné, simpliste ou sophistiqué selon la personnalité qu’on est convaincu être et dont on exige qu’elle soit manifestée au monde, le langage est avant tout l’expression intelligible de son intime conviction. Ce que nous pensons trop certain et qu’il importe de communiquer aux autres afin qu’ils communient avec nous sur l’idée et sa portée. Et si par excellence, la parole est le moyen par lequel l’on dit ce qu’on pense, cet outil est tenu comme essentiel pour ceux dont le caractère est si assuré qu’ils se sentent suffisamment investis de la mission de satisfaire aux besoins originels des hommes d’être guidés ou aiguillonnés dans leurs marches individuelles ou collectives.  Partant, dire emporte plus de responsabilité pour le leader qu’à l’égard de toute autre personne. Et c’est en cela que nous assurons que le leader dise bien ce qui est bon pour l’homme. Or qu’est-ce que dire bien ce qui est bon pour l’homme ?

Observe, il importe à tous d’accomplir quelque chose dans sa vie quelles qu’en soient la manière et les manières. Ceci est une obsession, au point qu’elle révèle soit de formidables entrepreneurs qui changent à jamais le cours de l’histoire de l’Humanité, ou de dangereux sociopathes nourris de pensées schizophréniques qui effondrent des civilisations entières. À défaut de connaitre une telle réalité, nous souffrons d’être des êtres vides sans aucune masse existentielle qui se laissent emporter par tout courant de pensées mêmes les plus farfelues. Dans tous les cas, il nous résiste assez violemment le besoin vital d’exister aux yeux de tous et d’en être autant  considérés. Le leader a donc la mission de faire exister des hommes et des femmes par lesquels il transparaîtra, car il y aura en chacune des personnes qu’il inspire un peu d’intelligence et d’énergie de lui.

Par conséquent, dire bien consistera, d’abord, à produire une prise de connaissance grâce à la qualité des informations qu’il transmet aux autres, lesquels leur dévoilent, sur son vrai jour, le monde dans lequel ils évoluent. Ensuite, il s’engage le nécessaire processus de la prise de conscience transformatrice de l’idée qu’on a de soi et de son rapport avec le monde extérieur. Elle induit une sorte de rééducation intellectuelle et morale productrice de principes et de valeurs qui font de nous de nouvelles personnes. Et c’est ainsi qu’il est dit de nous : « comme tu as changé ! ». Enfin, dire bien n’aura d’autre chute qu’inciter celui dont l’esprit est informé et la conscience transformée de démontrer ce qu’il est devenu par le moyen d’actes et d’ouvrages qui témoigneront de ce qu’il est désormais en vrai. C’est la prise d’acte. Partant, tout leader n’en est un que s’il est porté à son égard, le témoignage d’avoir construit à l’égard des autres une réelle « masse savante » par laquelle, ils découvrent leurs potentialités, construit par eux-mêmes leurs personnalités et accomplissent dans l’intérêt de tous les actes et ouvrages qui permettront à d’autres personnes de connaître la même expérience.

A défaut, il n’y a pas de leader, il n’y a qu’un chef et ses ouilles. Or, si un arbre ne se reconnaît qu’aux fruits qu’il porte, alors que le leader parle le langage qui lui est digne et produise les leaders qui lui sont intimes.

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