Les activités libérales libèrent Leadership

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Brave femme, madame Lydie Rachelle KOMBO a une histoire rassurante quant à l’importance que peut avoir la gent féminine dans la société. Son rôle se résume à aider d’autres braves femmes à maximiser leur récolte dans une région éloignée de la métropole, Abidjan. Cette position qui consiste à tendre la main et à aider à l’épanouissement des autres est sacrée pour cette femme. Découvrez de braves femmes qui se battent pour l’édification de la société avec la culture du karité.

 

Tomorrow Magazine : Bonjour, présentez-vous à nos lecteurs ?

Lydie Rachelle KOMBO : Je m’appelle Lydie Rachelle KOMBO, je suis présidente de la société coopérative des productrices du karité de la région du Boucani.

TM : Pouvez-vous expliquer vos activités ?

LRK : Nos activités ont débutées par la sensibilisation, l’organisation des groupes informels en groupes formels. Aujourd’hui, nous nous battons pour avoir des petites unités de transformation pour alléger, un temps soit peu, la souffrance des femmes qui continuent de fabriquer le karité de manière artisanale.

TM : Pourquoi vous êtes-vous intéressée au karité ?

LRK : Je me suis intéressée au karité, parce que j’ai découvert que ce produit aidait beaucoup à l’autonomisation de la femme rurale, et je me suis dit pourquoi ne pas les organiser afin qu’elles en bénéficient d’avantages.

TM : Le processus d’extraction du karité est pénible avons-nous appris, qu’est-ce que vous faites pour alléger la tâche de ces femmes ?

LRK : Le processus est long, pénible et douloureux, il arrive parfois que des femmes se fassent mordre par des serpents lors du ramassage des amandes, très souvent la mort  s’ensuit.  Après avoir enlevé la partie à consommer, et préparer les amandes pendant 15 minutes elles les sèchent.  Quand c’est bien sec, elles les concassent dans le mortier, ensuite les grilles dans une grosse marmite. Elles obtiendront une pâte compacte semblable à du chocolat. Une fois la pâte obtenue, elles  la  battent pendant près de 10h à  15h,  ce n’est que le lendemain qu’elles pourront obtenir le beurre de karité. C’est très difficile, c’est pourquoi nous continuons de convaincre les autorités de la nécessité d’aider ces femmes. Jusque-là, figurez-vous qu’il n’existe aucune unité de transformation dans la région.

TM : Comment est née cette passion du karité ?

LRK : Cette passion du karité, je l’ai depuis l’âge de 15 ans. J’ai quitté Abidjan, car je me sentais déracinée, je ne comprenais pas un seul mot de ma langue lobi. C’est alors que j’ai dit à mon père : « Papa, je préfère aller au village. » et lorsque je suis arrivée au village, je me suis intéressée, par curiosité, à ces femmes qui fabriquaient du tchapalo, du soumara, du karité. Ces choses-là m’ont vraiment impressionnée. En voyant la bravoure de ces femmes, j’ai eu envie de partager leur passion et de les aider. J’ai dû m’armer de courage et aujourd’hui, je ne regrette rien du tout. J’aime ce produit qui a des qualités et des vertus thérapeutiques. De nombreux produits que nous voyons un peu partout dans les médias sont faits à base de karité.

TM : Expliquez-nous les vertus du karité. 

LRK : Le beurre de karité te donne une peau nourrie, une peau saine. Cela permettre de combattre les vergetures de grossesses. Il lutte contre tous types d’agressions de la peau, soleil, vent, neige, pluie, il donne une peau propre et saine, il agit également contre les douleurs musculaires et prend soin des cheveux. Quand j’ai découvert ça, je me suis dit pourquoi ne pas y aller, pourquoi ne pas  prendre à bras le corps ce produit, le défendre, tout en sachant que les experts du monde entier, reconnaissent la valeur du beurre de karité. Et comme ce produit existe bel et bien chez moi, pourquoi ne pas en faire une activité génératrice de source de revenus pour ces braves femmes.

TM : Nous avons constaté que vous avez modernisé la présentation du beurre  karité   pouvez-vous nous en parler ?

LRK : En effet, les femmes le font de manière naturelle, brute, et moi j’ai dit qu’il fallait qu’on rajoute une plus-value. Aujourd’hui, je suis en collaboration avec la structure nationale qui est la FICASI qui défend les causes du karité en Côte d’Ivoire. Nous avons des bonnes volontés qui nous aident à concevoir des  produits dérivés, comme les savons de karités, les crèmes, savons au miel, que nous mettons en pot, pour présenter bien lors des expositions. Nous revenons du Ghana, où s’est tenue la conférence mondiale sur le karité qui tourne chaque année parmi les pays de l’Afrique de l’ouest.

TM : Avez-vous un mot pour les autorités ou pour toute personne susceptible de vous apporter une aide ?

LRK : La production du beurre de karité est un domaine d’activité qui nourrit son homme, mais qui perd de plus en plus de la vitesse faute d’encadrement. Ces femmes ont besoin d’être formées, car analphabètes pour la plupart. Nous demandons, à toute personne de bonne volonté de venir jeter un coup d’œil sur ce que nous faisons.

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Auteur de l'article

Yannick DJANHOUN

Yannick DJANHOUN est un Journaliste ivoirien de 30 ans. Actuellement Rédacteur en Chef de Tomorrow Magazine, c'est un passionné des questions touchant au leadership de la Jeunesse africaine et de l'éducation des enfants.

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