Tatou DEMBELE, une vie dans les dessins Leadership

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Passionnée d’art graphique, Tatou DEMBELE a énormément de talents. Cette jeune ivoirienne éblouit de son talent tous ceux qui la rencontrent. Mais loin de croire qu’elle est au faîte du savoir et de la connaissance, Tatou croît plutôt qu’elle a encore énormément à apprendre. Pleine d’humilité et d’intelligence, elle se forge petit à petit une identité de marque. Découvrons Tatou DEMBELE, l’artiste qui a des crayons à la place des doigts.

 

Tomorrow Magazine : Qui est Tatou DEMBELE ?

Tatou DEMBELE : Tatou DEMBELE est une étudiante en Ressources Humaines et en Marketing. J’ai 23 ans. On dit souvent de moi que je suis une grande hyperactive, et ce, depuis mon enfance. Pour cause, je m’essaie à tout. Autodidacte, je m’intéresse de près aux nouvelles technologies, à la conception web, à la photographie, à tout ce qui est langage HTML et PHP, à la gestion des réseaux sociaux, aux nouvelles tendances liées au marketing électronique, bref! Ce sont des choses que je manipule tous les jours. Il m’avait fallu bâtir mon site web www.tatoudembele.com d’A à Z donc j’apprends sur le tas, et j’aime ça !

TM : Racontez-nous vos débuts dans l’art.

TD : Je suis portée à dire que je dessine depuis que je suis petite. J’adore le dessin depuis les classes de Cp. Il est certain, je dessinais des choses bien basiques à cette époque, mais j’ai toujours bénéficié des conseils avisés de ma maman. Ma mère est elle-même une artiste dans l’âme. Éducatrice et professeur des écoles, elle fait tourner sa propre institution… J’ai été en quelque sorte son élève. Je lui suis reconnaissante. Mes premières techniques de dessin me viennent d’elle. Avec le temps j’ai su les maîtriser, me les approprier et en découvrir de nouvelles ! Pourtant, j’ai encore beaucoup à apprendre et je suis enthousiasmée à l’idée de découvrir de nouvelles manières de faire !

TM : Comment décrivez-vous le style de tableau que vous faites ?  Et quelles matières utilisez-vous ?

TD : Sincèrement, je peine encore à définir clairement mon style. Heureusement, les personnes autour de moi me donnent beaucoup de commentaires. On me dit souvent que mes dessins dégagent beaucoup de douceur, ce qui est une bonne chose. On me dit aussi avoir un style très réaliste, mais toujours avec une belle touche de légèreté. Il est important pour un dessinateur d’avoir un style qui lui soit respectif. Si mes auditeurs sont capables de reconnaître quelques-unes de mes œuvres sans reconnaître ma signature, alors je pense être sur la bonne voie. J’utilise tout ce qui me passe sous la main pour mes peintures : papier journal, des cordes, du tissu, tant que c’est joli ! (rires)

TM : La carte de l’Afrique ou des scènes de vie à l’africaine apparaissent très souvent dans vos œuvres. Est-ce une source d’inspiration pour vous ?

TD : J’ai tendance à dire ceci : avant d’être ivoirienne, je suis africaine. Je chéris tous les moments que j’ai passé à visiter mon continent.  La Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal, la Tunisie, sans oublier le Ghana, sont des pays que j’ai visités, où j’ai habité et qui m’ont laissé de très beaux souvenirs ! Par ailleurs, je veux utiliser mon art pour ne susciter que de belles émotions chez chacun. Je pense que notre monde draine suffisamment de peine pour que j’en rajoute avec des œuvres morbides, teintées de tristesse. En observant ce que je peins ou ce que je dessine, je veux que les personnes reçoivent cette aura positive et emplie de douceur. C’est un peu cette vision-là que je me fais aussi de l’Afrique. J’ai décidé de ne peindre ou dessiner que l’espoir, la quiétude et encore une fois, la sérénité.

TM : Avez-vous une technique particulière qui donne cette touche particulière à vos œuvres ?

TD : J’aime m’essayer à tout ! Le stylo, les crayons, le graphite, l’huile… Cela dit, je me sens plus à l’aise avec mes crayons. En ce qui concerne le matériel que j’utilise, c’est très simple. Pour mes portraits je n’utilise que des crayons HB, 2B et 4B. L’avantage du crayon HB tient à sa mine. Je dessine sur du papier à dessin, du papier pour pastel, du papier canson. Aussi, je dessine avec mes crayons sur des toiles de peinture. Pour estomper mes traits j’utilise un simple estompeur. Pour mes peintures, j’utilise surtout de l’acrylique. J’adore les couleurs vives !

TM : Quel avenir pour les dessinateurs et peintres en Afrique selon vous ?

TD : Les temps changent et l’art ne se consomme plus de la même façon qu’il y a quelques années. Les artistes n’ont pas nécessairement besoin de sanctionner leurs talents d’un diplôme pour être valables aux yeux de tous. De la même façon, on n’a plus besoin d’avoir un grand nom pour devenir exposant, tant qu’il y a une démarche artistique valable aux yeux des autres et un minimum de légitimité auprès de ses pairs. Avec la vulgarisation des réseaux sociaux sur le continent, les peintres et dessinateurs africains ont de belles opportunités. Après, chacun doit savoir développer un modèle pertinent pour atteindre son objectif et je pense que c’est une belle opportunité !

TM : Quel est votre message pour la jeunesse Leader qui lit Tomorrow magazine ?

TD : Peindre et dessiner, faire ces choses-là que je fais, c’est passionnant. Toute passion devient à un certain moment une nécessité ! Je ne suis pas sure qu’une passion, une vraie, puisse disparaître. Elle se tempère, mais elle ne s’estompe pas. Elle ne s’estompe jamais. Ce que je veux dire est simple : suivez ce que vous dit votre cœur parce que le cœur ne se trompe jamais !

Auteur de l'article

Tomorrow Magazine

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