Mon expérience YALI : Tighankpa Kokou Tbah Nicolas Leadership

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L’Afrique est le continent de l’avenir entend-on dire de manière récurrente ces dernières années. Cela ne pourrait être sans fondement car sa jeunesse demeure l’un de ses plus grands atouts. Il est alors compréhensible que Le président Barack OBAMA, convaincu du potentiel de cette jeunesse, n’ait hésité une seconde à créer le programme Young African Leader Initiative (YALI) en 2010. Ces trois dernières années ont également vu la naissance des Centres Régionaux de Leadership aux quatre coins de l’Afrique, soutenus par l’USAID. Dakar, Accra, Nairobi et Pretoria servent de lieux d’apprentissage transformationnels.

 

Pour ce mois de décembre 2016, c’est Tighankpa Kokou Tbah Nicolas, jeune malien d’origine togolaise, qui nous partage son expérience YALI. Initiateur de «Ask Me Anything», une plateforme d’échange, de formation et de partage d’expérience, ce jeune de 27 ans est membre de plusieurs organisations de jeunes. Il y occupe naturellement des postes de responsabilité différents. Il occupe actuellement le poste de président de la commission des 25 ans du Rotaract Mali. Désireux d’apporter au monde sa contribution pour sa stabilité, il crée en 2013 Youth for Positive Life (YPL), une organisation qui vise à rendre l’Afrique et ses communautés meilleures, par le truchement de sa jeunesse. Découvrons-le.

«Je m’appelle Tighankpa Kokou Tbah Nicolas, je suis Doctorant en médecine et j’ai participé au YALI RLC DAKAR dans la cohorte Civic Leadership pour la deuxième session. J’ai eu l’occasion pendant ces 5 semaines de côtoyer 100 leaders Africains venus de 16 pays du continent dans la tranche d’âge de 18-35 ans. Ce qui prouve la compétitivité de ce programme et le niveau des participants retenus pour cette session.

 Je suis venu à Dakar avec mon projet de création d’un club service africain appelé Youth for Positive Life. Ma première motivation pour ce projet c’est d’abord que je crois que l’Afrique a besoin de toutes ses ressources, notamment sa population. Il a été démontré que 70% du continent africain est jeune cependant notre Chère Afrique n’est pas encore à la hauteur des autres continents dit développé. Nous observons une mauvaise utilisation de la force que constitue cette jeunesse. Un pays est composé de plusieurs communautés et il va mal quand l’une de ses communautés est mal en point. En effet, les États africains sont à l’image de leurs communautés. C’est pourquoi Youth for Positive Life veut mettre la jeunesse au service de la communauté pour qu’ils soient acteurs de l’émergence de leurs pays respectifs.

Le programme YALI est un programme salutaire, car il permet à nous jeunes d’affiner nos compétences et notre leadership. J’ai appris à gérer mes émotions et apprendre beaucoup sur moi-même. C’est quand même avec un pincement au cœur que nous relevons que cette initiative vienne de l’extérieur. Nos gouvernants, ainsi que l’Union Africaine aurait pu proposer ces bourses de formation à ces jeunes et non que ces jeunes aillent vers des opportunités créées par l’Occident.

Cela n’empêche que ce programme reste une belle expérience qui surement remuera les consciences car il faut souvent des bourses de ce genre pour réveiller certaines mentalités. Des modèles de leadership ont été formés durant le YALI DAKAR et serviront à motiver les autres jeunes qui n’attendent que d’avoir des exemples pour être transformés. Beaucoup d’efforts sont faits par notre jeunesse. Aussi minimes soient-ils, cela est à féliciter. Je suis convaincu aussi que tout ce que j’ai appris ici me servira dans mon association, dans la création d’une synergie d’action avec mes collaborateurs pour un meilleur fonctionnement de Youth for Positive Life.»

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