Urine sauvage, citoyens mettons-y fin Leadership

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Rues, caniveaux, murs, espaces verts sont dans un état désastreux et dégagent des odeurs plus que nauséabondes à cause de certains individus qui se permettent la liberté d’uriner dans les espaces publiques n’importe comment. Au-delà de l’hygiène, ce fait anti-citoyen est non seulement un problème pour la santé publique, mais aussi et surtout un problème de mentalité. L’urine sauvage constitue un réel souci qui s’apparente à un véritable fléau.

Constations d’un Fléau en évolution

Même si elles sont en nombre insuffisant, il existe dans nos villes des toilettes publiques. À Abidjan et partout en Côte d’Ivoire, il n’est pas rare de voir des personnes se soulager, sans gêne, dans les rues. Habitude irritable, cette action dégoûtante a fini par entrer dans les mœurs des ivoiriens.

De la commune de Yopougon à celle de Cocody, en passant par la commune du Plateau (communes d’Abidjan), centre des affaires, le constat est le même. Un sondage effectué par Tomorrow Magazine auprès d’un échantillon de la population présente que 98% de personnes justifient le fait qu’elles urinent dans les rues, par le fait qu’il n’existe pas assez d’urinoir public comme dans les pays développés. Au premier degré de réflexion, cela peut paraître évident. Et pour raison, la ville d’Abidjan possède plus de trois millions d’habitants pour un nombre de toilettes publiques insignifiants. Aussi, il existe des quartiers entiers dans lesquels on ne retrouve aucune toilette. Alors que dans une ville comme Paris, plus de 400 toilettes sont disséminées sur toute l’étendue de son territoire. Ceci dit, malgré le nombre insignifiant de toilettes, leur entretien laisse carrément à désirer. La conséquence de ce manque d’hygiène n’est pas négligeable. De nombreuses maladies transmissibles y sont propagées. 

Mentalité saine et environnement sain

Il faut le reconnaître, des efforts ont été consentis pour essayer d’endiguer ce problème. Les autorités ivoiriennes et certaines organisations militant pour l’assainissement du cadre de vie ont lancé plusieurs campagnes de sensibilisation. Mais le résultat escompté tarde à pointer le nez.

Le vrai problème se trouve ailleurs. Combien de campagnes de sensibilisation ont été effectuées à ce jour ? Quel ivoirien ne connaît pas la nuisance de déverser son urine dans la rue ? Il faut juste trouver la meilleure méthode. Il faut réussir à changer la mentalité de la population. Une chose est sûre, pour être certain de ne plus voir les feuilles ou les fruits d’un arbre, il faut arracher la racine. Le changement de mentalité est le socle et le cœur de tout véritable changement. C’est un facteur indispensable pour se créer un monde meilleur et sain. Pensons-y.

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