Troc Mon Ken, une innovation digitale 100% ivoirienne pour les petits échanges commerciaux Technologie

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Innovation digitale en Côte d’Ivoire ! Troc Mon Ken, une plateforme pour troquer ses objets en toute sécurité ! Son but, faire revivre le troc, la plus vieille monnaie du monde, à l’ère du numérique, et permettre ainsi à tous de pouvoir acquérir des biens et services sans toutefois utiliser l’argent. Très intéressant comme idée n’est-ce pas ? Pour vous, chers lecteurs, Tomorrow Magazine part à la rencontre de Gaël Privat ESSOH, le promoteur de cette plateforme, pour tout savoir sur cette idée de génie, qui vient révolutionner nos habitudes !

 

Tomorrow Magazine : Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Gaël Privat ESSOH : Je suis Gaël Privat ESSOH, j’ai eu 28 ans le dimanche 2 avril 2017.

TM : Quel est votre parcours professionnel ?

GPE : Je suis depuis janvier 2017 Founder & CEO du site de troque www.trocmonken.com, Content Team Leader à Jumia Market depuis septembre 2015, et par ailleurs Secrétaire Général Adjoint et chargé des NTIC de l’ONG UVDTAB depuis 2010. Je suis un entrepreneur E-commerçant. J’exerce également plusieurs petits métiers à temps partiel.

TM : Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à créer Troc Mon Ken ?

GPE : Je suis moi-même troqueur depuis de nombreuses années. Admirateur des smartphones et n’ayant pas toujours les moyens financiers d’en acheter de neuf, j’ai toujours procédé par le moyen du troc. Du coup, depuis l’avènement du E-commerce en Côte d’Ivoire, j’ai constaté que les gens vendent et achètent sans penser à trafiquer aussi par troc, pourtant le besoin se présente et on en parle. On peut avoir écho de cette forte demande de troc dans plusieurs groupes sur Facebook. En créant Troc Mon Ken, je veux permettre à tout le monde de pouvoir acquérir des biens et services sans forcément utiliser l’argent. En un mot, faire passer le troc, la plus ancienne monnaie du monde, à l’air du numérique en Côte d’Ivoire. Troc Mon Ken est donc un site d’annonces de troc et d’échanges de biens et services. Le premier du genre en Côte d’Ivoire.

Pour résumer, cette plateforme a pour objectif de permettre aux internautes de proposer gratuitement leurs annonces de troc et d’échange.

À long terme, ce sera une grande communauté de personnes qui pourra proposer et acquérir des biens et services.

Il faut faciliter la vie aux troqueurs. Alors, plus besoin de se mettre en danger dans les rues d’Abidjan. Désormais, il faudra troquer juste à portée de clics.

TM : Quelles sont vos attentes ?

GPE : Je souhaite vivement que les internautes vivants en Côte d’Ivoire s’approprient la plateforme. Que le troc entre davantage dans les habitudes des ivoiriens.

TM : Quelle est la prochaine étape de développement de votre plateforme ?

GPE : Je compte développer le volet communauté et m’installer à long terme dans la sous-région.

TM : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez en tant qu’entrepreneur ?

GPE : La difficulté majeure est d’ordre financier. Les autres difficultés découlent majoritairement de la première (formation, régularisation, taxes, etc.) Toutes ces obligations requièrent de l’argent.

TM : Où avez-vous trouvé le financement alors ?

GPE : Le site est naissant et vit essentiellement de mes propres ressources. Il existe également grâce au soutien de certains amis qui croient au projet.

TM : Quelles sont vos sources de motivation le développement de ce projet ?

GPE : Je retiens cette parole fermement dans mon esprit : un jour nous ferons bouger les choses. Ma motivation vient aussi du fait que je désire fortement faciliter la vie à mes contemporains et voir le sourire sur le visage des autres.

Le développement de l’Afrique passera par ses fils et je ne compte pas rester en marge de cette action.

TM : Que pensez-vous de l’entrepreneuriat Jeune en Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier ?

GPE : Je pense que l’entrepreneuriat est en pleine expansion en Afrique. C’est un fait très intéressant pour notre génération. Mais je souhaiterais qu’il y ait plus d’engagement de nos gouvernants dans la formation des jeunes et dans le financement de leurs projets.

Cependant, les jeunes doivent prendre des initiatives, ne pas attendre que l’aide vienne d’ailleurs, nous sommes notre première ressource fiable.

TM : Quel est votre dernier mot ?

GPE : Je demanderai à tous les lecteurs de Tomorrow magazine, à tous ces Jeunes qui me lisent de visiter notre site internet, nos réseaux sociaux et de profiter de bonnes affaires.

Je terminerais par un vibrant merci à Tomorrow Magazine pour ce qu’elle fait pour la Jeunesse. Ce magazine travaille à susciter une nouvelle race de Jeunes leaders africains. Grand merci aussi pour cette opportunité que vous donnez à Troc Mon Ken d’être inscrit dans les annales de vos parutions. Avec Tomorrow Magazine, c’est sûr que demain sera meilleur, demain sera radieux.

Je profite de l’occasion pour donner nos différents contacts : infos@trocmonken.com/gael.privat@trocmonken.com et téléphone : 08587504.

Auteur de l'article

Audrey BLE

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