À la découverte du magnifique peuple masaï Leadership

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En parcourant les plaines et les montagnes sauvages du Kenya et de la Tanzanie, vous aurez de fortes chances de rencontrer des personnes aux apparences bien particulières. Si vos amis d’une rencontre sont filiformes, de teint très noir, vêtements et parures fortement colorés à dominance rouge, lances et flèches à la main, alors vous venez aucun doute de rencontrer des masaïs. Bien connu des occidentaux, le nom de ce peuple d’Afrique centrale signifie ‘’ceux qui parlent la langue de Maa’’. Devenus Semi-nomade par la force des choses, les masaïs régulent leur fonctionnement essentiellement autour du bétail et d’une hiérarchie bien élaborée. Découverte.

 

Le bétail, un bien plus que précieux

Le masaï ne vit que par le bétail et pour le bétail. Chose normale. Selon une légende considérée comme sacrée, tout le cheptel existant sur terre leur aurait été donné par le dieu Ngai. Selon cette légende, tous les peuples du monde possédant des troupeaux les auraient volés aux masaïs.

Dans cette société, on ne peut prétendre à une femme que si l’on a plusieurs têtes de brebis. L’importance d’une personne se mesure donc au nombre de de bétail qu’elle a en sa possession. Possédant en moyenne dix brebis, les hommes les plus importants en possèdent jusqu’à cent et plus. Ces animaux fournissent l’essentiel de la nourriture. Le masaï consomme beaucoup de laits, mais rarement de la viande.

Le bétail sert également de moyen d’échange, de paiement et de gage. Pour illustration, les prétendants à une jeune fille doivent emporter l’approbation des parents de celle-ci en leur offrant des bestiaux. Ou encore, après la commission d’un acte répréhensible, le coupable ne peut connaitre une sentence plus lourde que la confiscation de son troupeau. C’est la sanction ultime.

La bouse de ce bétail est aussi utilisée pour la construction de l’habitat des masaïs. En effet, les inkajijik, nom donné à leurs huttes, sont conçus avec les déchets des moutons. L’ensemble des inkajijik constituent le village ou l’enkang en langue Maa. Il est bon de noter que c’est aux femmes qu’incombe la construction des huttes, de leur entretien et du ménage. Les hommes, eux, sont chargés de la sécurité du village et du bétail.

Un peuple paisible dérangé par le capitalisme

Autrefois peuple nomade, les masaïs sont devenus quasiment sédentaires. Cause de cette sédentarisation, les restrictions à relent économique des gouvernements successifs, qui ont contraint ce peuple à mettre un trait à leurs déplacements libres. Pourtant, le déplacement de terre en terre est le propre des masaïs, peuple traditionnellement composé d’éleveurs.

On a encore en mémoire cette décision du gouvernement tanzanien qui, cette année, a pris la décision d’expulser 40 000 masaïs de leur territoire naturel, plus de 1 500 km2. Le but recherché par les autorités est ‘’légitime’’. Il s’agit pour elles de redynamiser le tourisme dans le Serengeti, terre contiguë à celle des masaïs et l’un des principaux atouts touristiques du pays.

Mais il ne faut pas se tromper, cette mesure de restriction n’est pas, à l’origine, l’émanation des gouvernements locaux. Elle date de la colonisation. À son apogée au 19ème siècle, le peuple masaï subit l’arrivée brutale des colons anglais. Des transformations écologiques et démographiques vont profondément bouleverser les habitudes.  De violentes altercations vont naître et la répression sera farouche. Finalement, les Masaïs seront confinés dans le sud du Kenya et de la Tanzanie où ils vivent encore aujourd’hui.

Auteur de l'article

Yannick DJANHOUN

Yannick DJANHOUN est un Journaliste ivoirien de 30 ans. Actuellement Rédacteur en Chef de Tomorrow Magazine, c'est un passionné des questions touchant au leadership de la Jeunesse africaine et de l'éducation des enfants.

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