La peur de réussir...Aristote Onasis Expression

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La Jeunesse africaine est aujourd’hui embarquée sur la trajectoire de sa propre révolution. Elle embrasse ses idées et se sent de plus en plus capable de porter un projet de changement de l’Afrique, au travers des initiatives qui fleurissent partout et dans tous les domaines. Si cette marrée d’innovations et d’initiatives est porteuse d’espoir, elle semble par moments s’apparenter à un effet de mode qui ne va pas au-delà de nos frontières africaines ou culturelles. Des initiatives qui ne se donnent pas d’audaces nécessaires à leur pérennisation. Beaucoup de Jeunes sont envahis par la peur de réussir, la peur de s’affirmer avec audace et d’assumer leur projet. Ils semblent plutôt s’accommoder de la validation de la communauté, plutôt que la focalisation sur des résultats concrets et économiquement valorisés, une situation qui les maintient dans un environnement de confort.

Même si nous portons un projet (ou une initiative) qui pourrait révolutionner le monde, la peur de réussir nous empêche de le porter là où il faut. La peur de réussir, c’est ce sentiment qui nous fait chérir notre rêve et nous empêche de le confronter à la réalité au risque d’être confronté à la désillusion de la non-viabilité et perdre le privilège de notre propre satisfaction interne. La peur de réussir est aussi ce sentiment qui nous donne satisfaction dans notre environnement immédiat ou notre projet ne trouve aucune compétition ni obstacles. Nous avons besoin d’une forte population de Jeunes milliardaires, de Jeunes qui vont à la conquête du monde, qui ne s’arrêtent pas au niveau de l’Afrique. Si le panafricanisme nous fédère autour de valeurs culturelles communes, Il doit cependant rester un repère culturel et non une frontière d’action, car il peut constituer un obstacle mental à la mobilité mondiale de la Jeunesse africaine qui doit pénétrer les marchés émergents, maîtriser l’économie mondiale et appréhender les mécanismes de développement.

La Jeunesse doit donc se lancer à la conquête non pas de son village, de son quartier, ni se focaliser sur la reconnaissance de ses pairs, mais elle doit porter un regard conquérant non seulement sur l’Afrique mais au même titre sur la Chine et l’Asie, l’Europe, l’Amérique, les pays émergents tels que l’Inde, le Brésil, la Russie, les pays d’Amérique latine.

 

Aristote Onasis

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