Que se passe-t-il dans la tête d'un athlète à quelques mètres de la ligne d'arrivée ? Santé

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Durant les compétitions, on souhaite à l'athlète qu’on aime une très forte performance, des résultats hors du commun. Les records souvent surréalistes, ceux qui affolent les chronos, nécessite tout un boulot en amont qui, très souvent, échappe à la perception.

 

Depuis les instants entraînements jusqu'à l'instant où il est supposé être prêt pour l'échéance, l’athlète est confronté à des équations difficiles à résoudre, à la fatigue,  au stress de la compétition, etc.

Obligations de s'entraîner et de résultats, défis personnels, les médias, la famille, l’astreinte à un régime nutritionnel spécial sont son lot quotidien.

Après toute cette préparation, il devra limiter ses actions dans un canevas de temps bien précis pour remporter la partie. Obtenir la victoire, cela se joue souvent en une fraction de seconde. Entouré d'adversaires tout aussi déterminés à rafler la première place que lui, regard rivé sur l'objectif, il se bat sans lâcher prise afin de triompher. Sur le starting-block, la sueur qui dégouline de son front lui fait rappeler le principe selon lequel seul le travail constant bien fait paye.

L’arbitre donne le signal. Tout le monde s’élance. Pas question de prendre un mauvais départ. Au bout de quelques secondes, pour ce qui concerne une course de 100 mètres, on peut voir la force de quelques coureurs par leur technique de gestion d’énergie et de propulsion.

Qu’est-ce qui se passe dans la tête de l’athlète à quelques mètres de la ligne d'arrivée ? Ne vous êtes-vous jamais posé cette question ?

 

Imaginez un instant. Vous voyez la ligne d’arrivée à quelques secondes de vous. N’oubliez pas que vous avez passé des semaines d’entraînements et de privations. Dans cet état des choses, l’état psychologique du candidat au premier podium devient déterminant.

Alors, comment se passe une course de 100 mètre dans la tête d’un compétiteur sur la piste rouge ? À défaut d’entrer dans la tête de celui-ci, laissons couler notre imagination. Généralement en début de course, après quelques mètres, l'athlète se met dans le rythme et essai de le maintenir. On dit qu’il récite ses gammes. C'est la période dite de confort. Après un certain temps, il est essoufflé et presque impuissant sur des jambes qui tendent à le lâcher. Il a aussi l’impression que son souffle le lâche, là, maintenant. Mais son envie de vaincre reste toujours intacte. Craignant un éventuel relâchement qui le ferait perdre à coup sûr. Devant cette difficulté, ce sportif, un professionnel fait donc appel à son appel intelligence global. Le cognitif, sa perception personnelle de la situation, ses connaissances, son expérience, ses pensées, mon mental sont alors sollicités. Commence alors l'étape que nous appellerons : l'entame stratégique. Il tente de se maintenir dans la course en s'accrochant à la foulée d'un adversaire qui est susceptible de lui ravir la victoire. Des formules du genre «accroche-toi», «N’abandonne surtout pas» résonnent dans sa tête comme un mantra. Il tient le coup. Notre sportif de haut niveau se parle intérieurement.

Un ancien champion américain du 400 mètres a évoqué ce moment crucial dont nous parlons depuis quelques lignes. Il confiera ceci, «Je me disais toujours que je n'étais pas un athlète commun, que j'étais une machine. Cela m'aidait à me dépasser et survoler mes concurrents.»

Avec cette astuce sortie des confins de son intelligence globale, il caracole en tête de la course. À quelques mètres de lui, la ligne d'arrivée qui lui fait déjà des clins d’œil. Il est encore et toujours poursuivi par ses adversaires qui continuent de le menacer. Il mobilise donc toutes ses dernières énergies physiques et mentales, nécessaires à l'accomplissement de sa performance sportive. Sa résistance et son adaptabilité à la situation l'aide.

Enfin, il franchit la ligne d'arrivée en premier, synonyme de victoire. Il se relâche et demande le drapeau de sa patrie pour la rendre fière.

De grandes similitudes existent entre l'univers d'un athlète de haut niveau et vous et nous chers lecteurs. À l’instar d’un athlète, nous aussi nous préparons efficacement pour voir accomplir, un jour, nos grands projets.  

L'éducation des enfants, un entretien d'embauche, une série de conférences a préparé, l'organisation d'un mariage ou encore la fête d'anniversaire d'un rejeton. Toutes ces choses, sont en réalité des courses vers la réussite.

Une mère qui éduque à elle seule ses enfants et qui arrive à accomplir sa mission, s'avère être une grande championne dans son domaine. Il en va de même pour un jeune héritier qui gère bien le patrimoine qui lui aura légué ses défunts parents.

Chers lecteurs, nous n'avons rien à envier des performances d'Usain BOLT ou d’un quelconque autre grand sportif. Nous sommes, en réalité, tous des champions dans chaque domaine de notre vie. Gardons cela en tête.

 

Mardochée OULAYE

 

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