Les danses culturelles ivoiriennes qu’on ne peut jamais oublier Société

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La Côte d’Ivoire est un pays composé de plus de 60 ethnies. Sa richesse culturelle est aussi variée que séduisante. Tous les peuples possèdent de nombreuses danses traditionnelles, enracinées depuis des siècles dans leurs mœurs. Dans les cérémonies de dot, les veillés funèbres, les fêtes de générations, de récoltes, etc. on peut voir les autochtones se déhancher et exécuter fièrement des pas de danse exquies. Découvrons ensemble quatre danses traditionnelles qui ont traversé le temps.

 

 

Le Kotou des Baoulés

Chez les Baoulé, on danse le Kotou. Le Kotou évoque le serpent boa en langue locale. La légende liée à cette danse raconte qu’un serpent boa a tourné, trois nuits durant, autour d’un village avant de pénétrer dans le poulailler d’un villageois, où il a vomi des feuilles et divers objets. Après consultation du devin du village, il est apparu que le boa voulait qu’on crée une danse en son honneur ? Les villageois s’exécutent et créent le Kotou.

Le Kotou est une danse réservée aux hommes, cependant les femmes peuvent y participer en exécutant des pas qui leur sont propres.

 

Chez les Wobés, c’est le Tématé

Dans la région de Man, on danse le Tématé lors des grandes réjouissances. Créée par le peuple Wobé, le Tématé (danse qui signifie «plus beau») est une variante de la danse Kono. Cette danse raconte l’histoire de la plantation du riz à sa consommation. Les pas de danse ne sont pas improvisés. Ils s’exécutent en file indienne et rappellent les gestes des différents travaux de la culture du riz. Le Tématé est dansé par des jeunes filles coiffées d’un bonnet de cauris et qui portent également une large ceinture de cuir à la taille. Elles sont accompagnées par des musiciens équipés de petits tambourins attachés autour de leur taille. Ils portent eux aussi une large ceinture de cuir à la taille.

 

Les Bétés adorent le Zagrobi

Le peuple Bété est originaire du centre-ouest de la Côte d’Ivoire et le Zagrobi ou Gbégbé est la danse principale de cette région du pays.

Le Zagrobi possède une histoire particulière. Il se raconte qu’après de nombreux jours de marche, un chasseur est entré dans une forêt. Soudain, il entend de loin des bruits de tambours. Sans le savoir, il venait de pénétrer dans la forêt des génies, en pleine cérémonie rituelle. Cette présence humaine rend alors les génies furieux, ils prennent le chasseur en chasse. Rattrapé à l’entrée du village, le chasseur est ramené dans la forêt sacrée où il est initié à la danse Zagrobi. De retour au village, le chasseur raconte son histoire aux anciens. Charmés par cette danse, ces derniers en gardent jalousement le secret.  

Cette danse est uniquement réservée aux femmes mariées, d’ailleurs elle n’est exécutée uniquement que lors des fêtes de mariages. Danse très rythmée, le Zagrobi marque l’union de deux familles dans l’allégresse. Le Gbégbé à la différence du Zagrobi, a un rôle hybride. À la base elle était exécutée lors des veillées funèbres ou lorsque s’annonçait une année nouvelle. De nos jours cette danse se pratique aussi pendant les moments de jouissances (mariages, baptêmes, initiations, récoltes, couronnements…).

 

Les Abbey nous invitent à danser le Ndollé

Le Ndollé est une danse originaire du pays Abbey. Cette danse est exécutée afin de magnifier la femme et la beauté africaine. Cette danse est exécutée par des femmes qui reçoivent ensuite de certains hommes des petits dons. Le Ndollé se pratique généralement lors des veillées funèbres et des cérémonies de réjouissance.

 

Wilson MEUHON

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