La Taïga, la forêt la plus grande du monde Société

380226909380226909.jpg

 

La Taïga, aussi appelée forêt boréale, couvre  les territoires de l’Alaska (États-Unis), du Canada, de la Scandinavie (Norvège, Suède), de la Finlande, de la Russie, de Saint-Pierre-et-Miquelon (France) et du nord de l’île d’Hokkaido (Japon). C’est une vaste étendue de végétation parcourue par un important réseau lacustre résultant de l’érosion fluvioglaciaire. La Taïga abrite de nombreuses espèces en voie de disparition telles que l’ours brun, le loup ou encore le bison des bois. La Taïga est la forêt la plus grande au monde.

 

Où trouve-t-on la Taïga et quel climat y trouve-t-on ?

La Taïga se situe dans l’hémisphère nord et est continue sur 12 000 km, dont 7 000 en Eurasie et 5 000 en Amérique du Nord. Elle s’étend sur une superficie de 15 100 000 km2, l’équivalent de 10,3% des terres émergées et environ 47 fois la Côte d’Ivoire. La Taïga couvre la majorité des terres intérieures du Canada, de l’Alaska, de la Fennoscandie et de la Russie. Elle est délimitée au nord par la Toundra et au sud par la zone sub-Taïga. La Taïga s’étend de part et d’autre du cercle polaire arctique, du 45e  au 70e parallèle nord. Gigantesque n’est-ce pas ?

La Taïga est principalement soumise à deux types de climat. Au nord de la partie canadienne et européenne de la Taïga ainsi que dans sa partie sibérienne et l’Alaska, nous avons le climat subarctique, un climat intermédiaire entre le climat tempéré et le climat polaire. Dans le sud de la partie canadienne et européenne de la Taïga, on retrouve le climat continental humide. Au sein de la Taïga, les températures annuelles moyennes se situent généralement sous 00c.

Une végétation et une faune florissante

La végétation de la Taïga est dominée par les conifères tels que les mélèzes, les pins, les sapins et les épicéas. On y trouve également des feuillus, notamment les bouleaux, les saules, les peupliers et les sorbiers. Ces espèces végétales se retrouvent généralement en bordure de cours d’eau et dans les chablis.

Le sol de la Taïga est très acide du fait du climat et de la végétation. Il est donc sensible et vulnérable aux phénomènes dits de «pluies acides». Le sol de la Taïga contient des métaux lourds qui y sont plus mobiles en raison de l’acidité.

Lorsque les matières organiques se décomposent, elles dégagent des acides organiques qui réagissent avec les bases restant dans le sol et les entraînent vers les nappes et rivières par le phénomène de lessivage. Ceci conduit à l’acidité du sol mais également à l’appauvrissement de celui-ci en éléments minéraux utile à la croissance des plantes.

Le sol de la Taïga subit fortement l’effet des variations saisonnières à travers le cycle gel-dégel. Les sols en bordure des cours d’eau sont fréquemment emportés par les crues dues au dégel. Ces sols emportés forment par la suite les méandres.

La Taïga est aussi une région très riche en espèces animales. C’est un endroit paradisiaque pour les amoureux de la viande. On y trouve des oiseaux (petits comme grands), des reptiles, des batraciens et des mammifères, etc. C’est également l’endroit où les espèces en voie de disparition trouvent leur refuge et on peut les dénombrer en un si grand nombre. Nous y retrouverons par exemple l’ours brun, le loup, le bison des bois et bien d’autres.

La majorité des arbres se trouvent dans la partie nord de la Taïga. Par conséquent, les espèces qui ont plus besoin d’arbres pour survivre s’y rendent. Ainsi, on y assiste une forte migration d’un nombre considérable d’oiseaux tels que le bruant à gorge blanche, la grive de Sibérie, la parulie à gorge noire. Dans Le nord de la Taïga, en été, on y trouve de nombreux insectes, ce qui constitue pour les oiseaux de la nourriture en abondance durant cette période.

La plus grande forêt du monde est une région difficile à habiter en hiver par les mammifères. Ils sont peu à réussir à vivre dans ce milieu durant cette période. Il s’agit entre autres de l’élan, du lynx, du tigre de Sibérie, de la panthère de l’amour, du loup, du lièvre des neiges, des différentes espèces d’ursidés (dont l’ours brun) et des membres des mustélidés tels que le glouton.

La Taïga est pour l’humanité toute entière une source d’espoir face au phénomène de réchauffement climatique. La détruire ou même essayer de la détruire, serait conduire l’humanité vers un désastre irréversible. Il nous convient donc de conserver jalousement ce patrimoine pour le bien-être de tout un chacun.

 

                                                                                                        Pamphile GNAHOUA

 

Auteur de l'article

Commentez l'article

Abidjan.net
Educarrière
Intouch-CI
IYF
LITC
Lumen
Event225
Akody