Le Sahara n’a pas toujours été un désert Leadership

Situé dans la partie septentrionale de l’Afrique, le Sahara est le plus grand désert du monde. De l’Océan Atlantique à la mer rouge, il s’étend sur une surface de 8 millions de Km² et traverse 10 pays d’Afrique. Sèche et aride, cette partie du monde, il y a 10 000 ans, était une région verte et humide. Surprenant n’est-ce pas ? Allons à la découverte de ce magnifique trésor du continent africain.

 

Pas toujours jaune

Le nord de l’Afrique émet chaque année plus d’un million de tonnes de poussières dans l’atmosphère, mais il n’en a pas toujours ainsi.

En effet, il y a 10 000 ans de cela, le Sahara était une étendue de terre verdoyante. Ses paysages actuels de dunes et de sable étaient autrefois recouverts de lacs et de végétation qui formaient une savane tropicale. À cette époque que les scientifiques ont appelée subpluvial néolithique (8000 ans avant J.C), le Sahara ‘’Vert’’ recevait une pluviosité abondante. Il comprenait alors des cours d’eau où vivaient des poissons, des forêts galeries en bordure d’eau où cohabitaient reptiles, rongeurs et oiseaux. Cet environnement favorable permettait une floraison abondante de la faune. Cette vaste région était aussi peuplée par des nomades comme en témoignent les peintures rupestres qu’on y a retrouvées.

La fin du ‘’monde vert’’, selon les scientifiques, résulterait d’une phase de réchauffement climatique. Phénomène qui, en accentuant le contraste thermique entre l’océan Atlantique et le continent, aurait provoqué l’intensification de la mousson jusqu’au cœur du continent nord-africain. Couvert autrefois d’une végétation tropicale, le Sahara ‘’vert » a été transformé en désert hyperaride à cause de l’arrêt des pluies de moussons atlantiques. La réponse des écosystèmes terrestres au bouleversement climatique de la fin de la période humide a été progressive. Les espèces tropicales auraient disparu il y a 4 250 ans et les conditions désertiques se seraient mises en place bien après, il y a 2 500 ans.

Le processus de désertification reste un débat pour les scientifiques. Pendant que certains le qualifient de rapide et brutal, d’autres par contre pensent le contraire. Selon le géologue allemand Stefan KRÖPELIN, les changements n’ont pas eu lieu de manière brutale. Lui et son équipe ont pu reconstituer le déroulement des événements en décortiquant le contenu de deux carottes sédimentaires extraites au fond du petit lac Yoa (3,5 km2), dans le nord du Tchad. Au cours des 6 000 dernières années, en effet, l’accumulation des sédiments a été tellement régulière que les variations saisonnières sont repérables.

Pièces après pièces, l’identification et le comptage des pollens, des spores, des poussières et des sables dans des carottes de 9 mètres, les variations du taux de salinité, la présence ou l’absence d’insectes ou de diatomées ont donc permis de retracer la lente installation du désert. Pour devenir aujourd’hui cette immense étendue de sable et de dunes qu’on connaît tous.

Le Sahara ne restera pas un désert pour l’éternité

Le désert du Sahara est un plateau situé entre 200 et 500 m d’altitude, constamment déshydraté par le vent sec venant du Nord-Est, l’harmattan. Tempêtes de sable, vents violents, au Sahara, aucun lieu ne connaît plus de trente jours de répit dans l’année. Malgré ces conditions difficiles, on y retrouve des peuples estimés à environ 2 millions d’habitants. Les températures frôlent le plus souvent les 50°C et la faible présence de nuages entraîne un ensoleillement maximum. Un vrai désert chaud aux limites de l’infini.

Cependant, des recherches des scientifiques de l’université de Bordeaux ont découvert les traces d’un réseau de rivières dans les entrailles sahariennes.

Les résultats de ces recherches montrent que le changement climatique au Sahara est dû à des variations climatiques naturelles liées à une légère modification de l’orbite de la Terre autour du Soleil. Ces variations climatiques sont périodiques et peuvent arriver tous les 15 000 ou 20 000 ans. Ainsi, de façon naturelle sans intervention de l’homme, c’est possible, l’eau recoulera à une certaine période dans le Sahara. Seulement, l’activité humaine risque de perturber ce changement naturel et cyclique.

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Audrey BLE

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