Internet : Comment le Groupe AIG a-t-il pris le pouvoir en Afrique ?

Le Groupe AIG est le numéro du e-commerce en Afrique et compte le rester pendant longtemps

Le Groupe AIG est le numéro du e-commerce en Afrique et compte le rester pendant longtemps

 

Internet est de plus en plus utilisé en Afrique. En 2014, le continent comptait 835 millions d’abonnés aux services mobiles. Cela fait d’elle, le troisième marché mondial de ce secteur. Après l’eau et l’électricité, internet est devenu un service ‘’vital’’ pour la population africaine et cette nouvelle donne socio-économique a inspiré de nombreuses entreprises exerçant sur le web. Parmi elles, Africa Internet Group (AIG). AIG, actuellement leader incontesté et incontestable du commerce électronique sur le continent noir, est en train d’écrire l’une des plus belles pages du online business. Comment le groupe AIG a-t-il pris le pouvoir en Afrique ? Découvrons ensemble.

 

Internet en Afrique

Internet est un phénomène mondial. Toute la planète est connectée. Cet outil représente pour la mondialisation ce qu’un moteur représente pour un véhicule. On chiffre 3,025 milliards d’internautes, soit 42% de la population mondiale.

Le taux de pénétration d’internet en Afrique n’est certes pas l’égal de ceux constatés en Europe et sur le continent américain, mais on note tout de même une belle percée ces dernières années. Avec un peu plus de 35 opérateurs mobiles et internet sur le continent, on y compte aujourd’hui 754 millions de connexions. De 1% en 2000, le taux de pénétration d’internet est passé à 54% en 2012. L’évolution est exponentielle. Fait notoire, certains pays du continent affichent un taux de pénétration de 100% et plus. C’est le cas notamment du Ghana, de la Tunisie, du Maroc et des Îles Seychelles.

De 2005 à 2010, on peut le dire sans se tromper, l’Afrique a connu une ‘’révolution numérique’’. En effet, grâce à l’installation de 16 câbles sous-marins en fibre optique, le continent noir a vu sa capacité de transmission de données augmentée et le coût de la connexion internet baissée. Dans un passé récent, lorsque l’Afrique dépendait encore des satellites, le coût mensuel à une connexion internet de base était de 2300 dollars en moyenne (environs 1 380 000 FCFA) pour les fournisseurs. Aujourd’hui, il est passé à 100 dollars soit environ 60 000 FCFA.

 

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En Afrique, on communique de plus en plus sur Facebook (120 millions d’utilisateurs actifs), sur twitter et sur tous les autres grands réseaux sociaux mondialement connu. En Afrique, on utilise également internet pour acheter et vendre. Le e-commerce y monte en puissance (ce secteur représente 10% des ventes dans les économies africaines les plus dynamiques et pourrait atteindre 75 milliards de dollars de transactions annuelles en 2025). Les revenus issus du commerce en ligne représentent 4% du PIB du continent. Cette évolution intéressante du business online, aiguise l’appétit des investisseurs. Plusieurs entreprises, des start-up notamment, ont posé leurs valises en Afrique avec pour ambition de dominer l’économie d’internet. Parmi les plus importants, on constate la présence remarquable d’Africa Internet Group (AIG).

 

AIG dompte l’Afrique

Fondé en 2012 au Nigéria, AIG est un véritable success story du business online. Le groupe a été impulsé par les investissements de l’un des leaders mondiaux d’internet dans le monde, Rocket Internet. L’entreprise allemande fondé par les frères frères Samwer détient, on le sait, des actions dans plus d’une centaine de start-up dans le monde essentiellement basées sur internet. eDarling, Glossybox, HelloFresh, Helping, Home24, SpaceWays, Westwing ou Wimdu, en sont quelques-unes. Dans cette aventure africaine, Rocket Internet n’est pas seule. Elle a été rejointe par deux autres gros calibres africains, notamment les géants sud-africain et suédois de la télécommunication, MTN et Millicom. Il faut noter qu’une expérience réussie avait déjà été vécue en Amérique du sud et en Asie. L’Afrique a besoin d’internet pour sa croissance, les responsables d’AIG l’ont compris. Monsieur Sacha POIGNONNEC… Lisez gratuitement la suite de l’article dans notre magazine numérique à la page 24.