Le sida est-il encore une fatalité ?

Prélèvement de sang en vue d’un test de VIH SIDA

Identifié au début des années 80 en Amérique du nord, le Syndrome d’Immunodéficience Acquise (SIDA) est une maladie causée par le Virus d’Immunodéficience Humaine (VIH). Elle se propage par contamination à travers des rapports sexuels non protégés, de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’allaitement ou au moment de l’accouchement et  par  transfusion sanguine. Longtemps considérée comme une maladie qui mène irrémédiablement à la mort, doit-on aujourd’hui encore considérer cette maladie comme une fatalité ?

 

Depuis son apparition en 1981, le SIDA s’est propagé dans le monde entier et a fait 34,3 millions de morts dont la plupart des victimes se trouvent dans les pays sous-développés. L’Afrique, berceau de l’humanité et continent le plus touché, continue de lutter farouchement contre cette maladie. Une solution remède officielle n’a pas encore été dévoilée, mais sur le continent on garde l’espoir de l’éradiquer un jour.

Si un traitement de guérison contre le SIDA n’a pas encore trouvé, la science a quand même trouvé des méthodes pour éviter d’être porteur du VIH (méthodes contraceptives) ou des traitements pour les personnes atteintes (anti rétroviraux) pour empêcher l’évolution du virus dans l’organisme.

Dominique COSTAGLIOLA est la directrice de de l’unité Inserm stratégies thérapeutiques et virologie clinique en France. Lors d’une intervention, voici ce qu’elle déclare, «Plus le dépistage est réalisé tôt, plus on peut espérer avoir une espérance de vie normale.»

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En effet, plus vite le virus est détecté dans l’organisme d’un patient et plus grandes sont ses chances de ne pas subir la maladie dans sa phase finale. Mais là encore, le patient doit respecter à la lettre le traitement. Après donc une prise de risque (rapport sexuel non protégé ou partage de matériel d’injection), il faut, les semaines qui suivent, immédiatement se rendre dans un centre de dépistage. Pour ceux qui n’osent pas y aller, il existe désormais un moyen de s’auto-dépister, on les appelle les autotests.

Aujourd’hui, malgré leur statut sérologique, de nombreuses personnes continuent à vivre normalement, juste parce qu’elles suivent régulièrement leurs traitements anti rétroviraux. Même si ce n’est pas encore une victoire, cela constitue toutefois un soulagement pour les malades et une raison supplémentaire pour les scientifiques d’intensifier leurs recherches.

L’ONUSIDA, organisme internationale de lutte contre la pandémie, après quinze années d’action et de lutte, entend impliquer encore plus les bailleurs de fonds, les gouvernements et la communauté civile pour arriver à bout de ce fléau.

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