Pourquoi mark ZUCKERBERG nous a-t-il rendu visite ?

Mark ZUCKERBERG séduit par le dynamisme des start-up africaines entend intensifier les investissements de son entreprise sur le continent

Mark ZUCKERBERG séduit par le dynamisme des start-up africaines entend intensifier les investissements de son entreprise sur le continent

Son arrivée en Afrique en août dernier est la toute première de sa vie. L’avenir se trouve en Afrique et le fondateur de Facebook l’a bien compris. Lagos et Nairobi, sont les deux villes qu’il a visitées au cours de sa tournée. En rencontrant de nombreuses start up africaines, le président nigérian Muhammadu Buhari et le ministre kényan de l’Information et des Communications, on peut bien se demander ce qu’est venu chercher Mark ZUCKERBERG, du 30 août au 1er Septembre 2016, sur le continent africain. La question mérite d’être posée.

Porteur de grands projets pour l’Afrique

Après sa visité au Vatican, le fondateur de Facebook a atterri à Lagos au Nigeria, le Mardi 30 août dernier. Arrivé pour la première fois en Afrique, l’objectif du PGD de Facebook était d’étudier la possibilité d’y doper encore un peu plus son activité et suivre les investissements de sa fondation dans le pays. «Je vais rencontrer les développeurs et les entrepreneurs, et apprendre de l’écosystème des start-up au Nigeria. L’énergie ici est incroyable et je suis heureux d’apprendre autant que je peux», a-t-il déclaré.

À son arrivée à Lagos, Mark ZUCKERBERG a d’abord visité le Hub Co-Creation (CcHub), centre de formation et d’accompagnement des entreprises en informatique, de Yaba, la Silicon Valley du Nigeria. Il y a rencontré des développeurs et s’est également rendu dans les locaux d’Andela une entreprise spécialisée dans le recrutement et la formation de développeur de logiciels en Afrique. La fondation du plus jeune milliardaire de la planète y avait déjà investi 24 millions de dollars en Juin dernier, ayant été impressionné par le modèle de la société.

À Nairobi, la capitale du Kenya, le fondateur de Facebook a visité le plus célèbre des centres d’innovation de l’Afrique, le  centre technologique iHub de Nairobi. Des rencontres avec des développeurs et des partenaires ont meublé son programme. Marc a découvert le Mobile Money et a été impressionné par le niveau d’évolution de ce moyen de paiement, très développé dans ce pays. «Il est inspirant de voir comment les ingénieurs sont ici pour bâtir des entreprises et d’aider leur communauté», dira-t-il après sa visite à l’iHub de Nairobi.

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Le Jeune patron est certes venu constater de ses propres yeux le dynamisme du secteur digital en Afrique, mais ne nous leurrons pas, il est surtout venu pour asseoir son business en Afrique.

Mark ZUCKERBERG a rencontré des chefs de start-up africaines. C’était une occasion privilégiée pour faire la promotion de Free Basics, un service d’accès à internet gratuit lancé par Facebook il y a deux ans dans quelque 40 pays, dont la moitié en Afrique.  «L’accès à internet doit être inscrit dans les droits de l’homme» a-t-il soutenu pour donner un motif à ce programme audacieux. Mais attention, tout utilisateur de Free Basics doit d’abord se connecter à son compte Facebook pour surfer sur le reste de la toile. Malin non ?

Mark ZUCKERBERG, porteur de grands projets pour l’Afrique entend, à travers cette visite, peaufiner son « business model » pour l’Afrique. Continent dans lequel le nombre d’utilisateurs Facebook va de plus en plus grandissant. 126,785 millions de comptes ont été créés en janvier 2016, selon l’agence Medianet, spécialisée en ingénierie informatique et web service.

Pourquoi le Nigeria et le Kenya ?

Le Nigeria, qui compte 180 millions d’habitants, est le plus grand marché de Facebook en Afrique avec plus de 16 millions d’utilisateurs par mois. C’est déjà une raison suffisante pour y faire une petite virée. Autre facteur important, la fondation Chan-Zuckerberg a investi 24 millions de dollars dans la société Andela (spécialisée dans le recrutement et la formation de développeur de logiciels). C’est un très gros investissement sur la scène des start-up tech au Nigeria. En outre, c’est le pays le plus peuplé d’Afrique de l’Ouest et son économie digitale est relativement très dynamique. Ce marché, Marc le sait, est très alléchant pour y déployer sa stratégie de croissance de Facebook et surtout de Whatsapp, une entreprise qu’il a rachetée.

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Le dynamisme du secteur digital et d’internet n’est pas également à négliger au Kenya. Le nombre d’utilisateurs internet y est passé, entre 2012 et 2013, de 9 à 16 millions, soit 80% de croissance en un an seulement. Cette utilisation rapide d’internet est favorisée par la téléphonie mobile. Sur le dernier trimestre de l’année 2013 par exemple, 99 % des nouveaux venus sur internet ont pris un abonnement internet via le mobile. Les réseaux sociaux ont également du succès dans ce pays qui enregistre plus de deux millions d’utilisateurs réguliers Facebook. 7ème rang en Afrique dans le classement des pays utilisateurs de Facebook, le Kenya est une belle opportunité d’affaire également pour notre Jeune milliardaire. En plus d’être le berceau de l’humanité, on peut le dire, l’Afrique devient la plaque tournante mondiale du business numérique.

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Audrey BLE