YALI : Pour Obama, ils sont l’avenir de l’Afrique

Les YALI peuvent sourire, ils ont la confiance du président Barack OBAMA

Les YALI peuvent sourire, ils ont la confiance du président Barack OBAMA

Grâce au programme YALI (Young African Leaders Initiative) créé en 2010, ils sont exactement 2 000 Jeunes leaders africains, pour le moment, à avoir bénéficié de la bourse Mandela Washington Fellowship du président Obama, et ce depuis 2014. Ces Jeunes, rigoureusement sélectionnés dans presque tous les pays d’Afrique, bénéficient gratuitement de six semaines de formation intensive dans de prestigieuses universités américaines, avant de regagner leurs pays respectifs et de mettre au service de la communauté tout ce qu’ils auront appris. Ce programme, d’une importance capitale pour le président Obama, est l’un des actes forts qu’il ait pu poser pour le continent de son père.

 

Lancé en 2010 par le président américain Barack OBAMA, le programme Young African Leaders Initiative (YALI), consistait au départ en une série de forums de haut niveau. On a d’abord eu le Forum du président Obama avec les jeunes leaders africains en août 2010 ; ensuite en juin 2011, le Forum des jeunes Africaines pionnières  et enfin le Sommet sur  l’Innovation et le partenariat de mentorat des jeunes leaders africains en 2012. En 2014, ce programme a été rebaptisé Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders, en hommage au premier président noir de l’Afrique du Sud.

Je crois en la jeunesse africaine…

L’annonce officielle du Mandela Washington Fellowship, plus vaste programme de formation de la Jeunesse africaine par le gouvernement américain, a été faite le 29 juin 2013 par le président Barack OBAMA, dans une salle de l’Université de Soweto, en Afrique du Sud, lors d’une visite officielle. Face à des centaines d’étudiants de cette université légendaire, Obama a conquis le cœur de la Jeunesse sud-africaine en particulier et de celle de l’Afrique entière en général.  

A lire aussi : Didier Lalaye, vainqueur des Prix Jeunesse de la Francophonie 35<35

«Je crois en vous…» a-t-il lancé à son auditoire venu admirer le premier président noir de l’histoire des États-Unis d’Amérique. Depuis 2010, Obama avec l’appui du département d’État américain, a lancé YALI (Young African Leadership Initiative), un projet dont l’objectif est de former la prochaine génération de dirigeants africains et de renforcer les partenariats entre les États-Unis et l’Afrique. Obama le reconnaît, face à ‘’l’invasion’’ de plus en plus agressive de la Chine et des pays de l’Asie en Afrique, miser sur la Jeunesse de ce continent est une idée formidable de maintenir au beau fixe les relations entre son pays et l’Afrique, «Je suis venu faire cette tournée en Afrique parce que je mise sur les jeunes, le centre nerveux de l’Afrique. Je mise sur vous tous. En tant que président des États-Unis, je suis convaincu que mon propre pays en tirera des avantages considérables si vous atteignez votre plein potentiel.» A-t-il déclaré toujours lors de sa rencontre avec les étudiants de Soweto, en Afrique du Sud.

Faire la différence

Pour Obama et l’administration américaine, ces Jeunes formés devront, une fois de retour chez eux, faire la différence. Le président Obama affirmait aux 500 YALI sélectionnés, le 03 août 2015, lors de son discours au 2ème sommet des jeunes leaders africains à Washington, que les bénéficiaires seront des citoyens nouveaux au service de leur nation,  «Ce programme vous aidera à faire une réelle différence quand vous serez de retour à la maison.»

Si le président de la République des États-Unis d’Amérique le dit, c’est qu’il y a matière à y croire. Tout dans ce programme est de nature à changer la vision et à agrandir le rêve des bénéficiaires. D’abord les Jeunes Leaders africains retenus (sur la base de leurs actions et de leurs impacts sur leur communauté) effectuent le déplacement dans les prestigieuses universités des États-Unis, où ils sont formés pendant six à huit semaines, dans l’un des trois domaines de formation suivants : business et entreprenariat, management public et leadership civique. Ensuite, ceux-ci bénéficient de stages pratiques et de rencontres déterminantes pour leur permettre d’enrichir leur carnet d’adresses et d’élargir leur vision du monde. Enfin, ils rencontrent tous le président Obama, lors d’un sommet, au cours duquel il prononce un discours relatif à sa vision du leadership, de la démocratie et de la conduite du destin de l’Afrique.

La rencontre avec le président Obama a laissé une trace indélébile dans le cœur de plusieurs Jeunes Leaders africains. Tomorrow Magazine a rencontré certains YALI ivoiriens à ce sujet. Jordan SERA, est volontaire en ligne des Nations-Unies. Bénéficiaire de la Bourse Mandela Washington Fellowship en 2014, il nous partage l’émotion ressentie lors de sa rencontre avec le président Obama, «C’était magique de voir le Président Obama de si près et de pouvoir lui serrer la main et de lui adresser la parole. J’ai eu le privilège d’avoir 30 secondes pour lui dire une phrase et je n’ai eu qu’une seule chose dans la bouche ‘’Monsieur le Président, la Jeunesse de Côte d’Ivoire vous remercie’’.»  Il dira ensuite que «Rencontrer ce genre de Leader, ça change la vie, ça emmène à croire en notre pays et croire en ce que nous faisons. Son discours a été de nature à nous inspirer à continuer à travailler au développement de l’Afrique et de toujours se battre malgré les faibles moyens dont nous disposons.» Comme lui, Jean-Patrick EHOUMAN a bénéficié la même année de la même bourse. Fondateur d’Akendewa, une ONG qui lutte pour l’accessibilité d’internet partout en Afrique, il déclare ceci, «Rencontrer le président Obama à Washington, c’est époustouflant. J’ai eu la chair de poule pendant 1h30. Ce n’est pas parce qu’il y avait un homme extraordinaire devant moi, mais il y a avait une personnalité exceptionnelle.» 

A lire aussi : Abraham LINCOLN ou la persévérance incarnée

L’impact sociétal de Jean-Patrick et de Jordan sont visibles en Côte d’Ivoire. Ces deux Jeunes Leader ont respectivement accédé à des responsabilités très importantes. Jean-Patrick et Romaric N’DRI un autre YALI, se sont vu confier la gestion, pour le compte de la Côte d’Ivoire, de l’un des plus grands programmes de formation d’entrepreneurs et de lancement de start-ups, le Founder Institute. Jordan quant à lui, est l’un des responsables de la cellule de Communication et des relations Publiques du PNUD en Côte d’Ivoire.

Quatre centres régionaux de Leadership créés en Afrique

En 2014, le président Obama annonce la création de centres régionaux de Leadership dans les capitales de quatre pays africains : l’Afrique du Sud, le Kenya, le Sénégal et le Ghana.

Selon le président, ces centres ont pour vocation d’encourager l’apprentissage transformationnel et l’amélioration des compétences en leadership. Ces centres ont effectivement vu le jour grâce aux actions de l’Agence américaine pour le Développement International (USAID) et de la Fondation MasterCard. Ces centres fonctionneront sur un modèle partenariat public-privé.

Celui de Dakar au Sénégal couvre le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap Vert, le Tchad, le Mali, la Côte d’Ivoire, Sao Tomé et Principe, la Guinée Équatoriale, le Bénin, le Gabon, la Guinée, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. Le Centre Régional de Leadership de Dakar, sur une durée de quatre ans, formera plus de 8 000 jeunes en présentiel et à distance.

Téléchargez gratuitement Tomorrow Magazine en cliquant ICI

 

Yannick DJANHOUN