Comment faire vivre son business en ligne

 

Ce jeune entrepreneur de 31 ans fait du commerce en ligne. Avec un BAC + 3, sans emploi depuis la fin ses études, il décide  de se mettre à son propre  compte fin de voir se prendre en charge et quitter sous la tutelle financière de ses parents. Il ouvre une page Facebook afin de vendre ces chaussures en ligne. 3 ans, après il réussit brillamment son business sur le net. Découvrons ensemble ce jeune entrepreneur courageux qui pourrait inspirer d’un.

Tomorrow Magazine : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Lionel Bennett BONI: Je me nomme Lionel Bennett BONI. Je suis Ivoirien, résident en Côte d’Ivoire et j’ai 31 ans. Je fais du commerce et je commercialise des chaussures et autres friperies en ligne. Je suis titulaire d’un BAC+3.

TM : Quand est-ce que vous avez démarré votre commerce en ligne et avec quelle somme d’argent ?

LBB : Cela fait 3 ans que j’ai démarré ce business avec 20 000 Fcfa comme montant initial. J’ai acheté quatre chaussures dames que je revendais un peu plus cher. La petite marge de bénéfice me permettait d’en racheter de nouvelles.

TM : Qu’est-ce qui vous a motivé à entreprendre ?

LBB : A la fin de mon cursus scolaire, je cherchais désespérément un bon boulot. Malheureusement, toutes mes tentatives sont restées sans suite. N’en trouvant pas, c’était difficile et frustrant pour moi de rester encore sous la tutelle financière de mes parents. Voilà comment m’est venue l’idée d’entreprendre.  

TM : Pourquoi la vente de chaussures friperies ?

LBB : Pour entreprendre, ma réflexion devait se porter sur un business où je commencerai tout petit et qui par la suite, pourrait s’agrandir dans le temps, au bout des efforts que j’aurais fournis. J’ai opté pour ce genre de chaussures parce que c’est un business qui ne nécessite pas une forte somme d’argent pour débuter. Les chaussures de friperie ont un prix relativement abordable. Aussi, j’ai compris que les femmes aiment toujours être bien mises. Dans mes balades dans le quartier d’Adjamé liberté, je trouvais constamment et à n’importe quelle heure de la journée, des femmes en train de s’acheter des chaussures de friperie. Pour moi, c’était une bonne affaire à exploiter.

TM : Vous commercialisez vos articles en ligne. Dites-nous de quoi avez-vous eu besoin pour vous lancer sur internet ?

LBB : Je n’ai eu besoin que d’un smartphone, d’une connexion internet, d’une carte magnétique prépayée, de quelques connaissances informatiques basiques et d’une certaine dose de savoir marketing.

TM : Comment se déroule une mise en vente de vos articles sur internet ?

LBB : Tôt le matin, je vais récupérer les chaussures chez le fournisseur. Quand ce dernier ouvre les sacs de balles, je fais moi-même une présélection des chaussures et ensuite une sélection définitive. Après le tri, je rentre chez moi avec celles que j’ai choisies. Étant donné que ce sont des articles de friperie et qu’elles ne sont pas forcément neuves, je les lave soigneusement. Ensuite, je procède à un shooting (séance photo) de toutes ces chaussures dans un excellent angle et un bon éclairage qui les présentera sous leur meilleur aspect. Sur chacune des photos, je travaille à mettre la marque et la pointure de chaque chaussure. Ensuite, je publie les photos sur une page Facebook que j’ai créée et sur laquelle je commercialise mes articles. Moyennant un dollar ou deux, je promeus l’album photos fraichement publié sur cette page Facebook. Lorsque les clients se manifestent, je note leur numéro et le  lieu de livraison. Je fais emballer les chaussures et je pars en livraison avec ma moto ou ma voiture.

TM : Comment se fait la promotion de vos articles en ligne ?

LBB : C’est fastoche ! Je mets préalablement une petite somme d’argent que j’ai allouée à la promotion de mes articles sur ma carte magnétique prépayée. C’est une carte conçue spécialement pour les achats et vente en ligne ainsi qu’à d’autres usages si besoin. Elle se vend dans toutes les banques et n’est affiliée à aucun compte bancaire par mesure de sécurité étant donné que le piratage informatique est recrudescent sur internet. Sous l’album photos de chaque article que je propose, se trouve un bouton intitulé ‘’booster’’ou ‘’promouvoir’’. Après avoir cliqué sur le bouton, il faut entrer les renseignements de sa carte, et c’est tout. Ce qui est intéressant avec la publicité sur Facebook, l’on peut cibler de façon précise ceux que l’on veut atteindre et en déterminer le nombre. Facebook se charge de donner une plus grande visibilité des articles promus.

TM : Vendre en ligne est-il chose aisée ?

LBB : Non, pas du tout. Comme tout commerce, il y a son lot de difficultés. Il y a, par exemple, des clients qui passent des commandes à la vue des articles en ligne et qui désistent à la livraison. C’est très frustrant et énervant, vu la distance que l’on parcourt et le carburant que l’on brûle pour les livraisons. Il y en a d’autres qui veulent marchander à la livraison alors que le prix était déjà fixé sur la page Facebook. Je pourrai en citer bien d’autres. Mais, c’est ce que je peux appeler le revers de la médaille.

TM : Quels sont les avantages liés à la vente en ligne ?

LBB : Grace à la vente en ligne, j’ai élargi mon champ d’action commerciale. Je côtoie beaucoup plus de monde, car Internet est un vaste marché. Il faut dire que les clients me challengent et me poussent vers le haut. C’est très épanouissant. J’essaie de leur trouver des chaussures de qualité et tout neuf. Chaque jour, je pousse ma réflexion afin de mieux satisfaire mes clients en ligne. J’ai une plus grande visibilité de mes articles que dans la vente standard. Je ne loue pas de magasin et je ne paie pas de taxes communales, étant donné que toutes les chaussures sont stockées à mon domicile avant d’être livrées. Mon chiffre d’affaires a triplé.

Au début, j’allais en livraison en utilisant les transports en commun. Aujourd’hui, j’ai pu m’acheter une moto pour livrer mes produits. Récemment, j’ai pu m’offrir une petite voiture d’occasion à usage personnel et  qui me sert de temps à autre de moyen de livraison.

TM : Pensez-vous qu’il est possible de vendre n’importe quel article en ligne ?

Je réponds par l’affirmatif, du moins pour tout article légal qui ne ferait pas l’objet de poursuites judiciaires. Nous sommes à l’heure des NTIC et de la mondialisation, par conséquent Internet est un outil primordial dans la réussite de tout business. De ce fait, tout est vendable en ligne, absolument tout. Quelques soit ce qu’on vend, Internet peut être un appui formidable.

About Mardochée OULAYE

Mardochée OULAYE, est un sportif de haut niveau. Ce basketteur professionnel s'affectionne aussi de la communication, ce qui lui vaut d'être l'un des rédacteurs permanents de Tomorrow Magazine.

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