COVID-19 : WA FM, une radio 100 % réseaux sociaux pour combattre les fausses informations

Israël GUEBO, Jeune journaliste ivoirien, a eu la belle idée de créer une radio qui ne marche que sur les réseaux sociaux, principalement sur WhatsApp, pour apporter les vraies informations aux populations. Découvrons WA FM

Israël GUEBO, Jeune journaliste ivoirien, a eu la belle idée de créer WA FM, une radio qui ne marche que sur les réseaux sociaux, principalement sur WhatsApp, pour apporter les vraies informations aux populations. C’est un triste constat, de piètres personnes s’amusent à alerter la population avec de fausses informations sur le Coronavirus. Ces fausses informations aussi appelées fake news, sont maladroitement partagées par ceux qui les reçoivent. Résultat, la compréhension du COVID-19 s’en trouve biaisé et les actions des autorités sanitaires et sécuritaires s’en trouvent mal. Découvrons WA FM.

Tomorrow Magazine : Que veut dire WA-FM et quels sont les objectifs de ce média ?

Israël GUEBO : WA est en réalité le diminutif de WhatsApp. Alors, WA comme WhatsApp et FM pour dire que c’est un média radiophonique. Nous produisons du contenu à partir de WhatsApp et diffusons via WhatsApp et les réseaux sociaux.
Alors ce Média a été créé pour répondre à deux (2) objectifs précis. Le premier, c’est celui de l’information. Il s’agit de contrer tout ce qui est fake news dans cet environnement où il y a beaucoup d’information qui circulent ; il nous est paru intéressant de mettre sur pied un média qui pourrait éventuellement apporter l’information juste et vraie quel que soit l’endroit d’où elle provient.

Le deuxième objectif, c’est celui de la sensibilisation. Nous souhaitons amplifier les messages de sensibilisations provenant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et du gouvernement ivoirien.
Il s’agit de les rendre audibles, visibles et les dissipées a plus de personnes que possibles et pour nous, WhatsApp est le Média qui est de plus en plus populaire en Côte d’Ivoire.
L’idée de la création de WA FM est née à partir de la survenance de la pandémie du COVID-19. Nous ne l’avons pas appelé COVID FM dans l’espoir que cette épisode sombre de l’histoire de l’humanité passe rapidement, afin que nous entrevoyions par la suite comment ce média ne pourrait pas devenir une radio d’information générale.

TM : Pourquoi avoir choisi la radio ? 

IG : Pour deux raisons principales. La première, c’est que j’ai une passion pour la radio. J’ai fait une formation en radio et j’ai déjà travaillé à la radio. Après RFI à Abidjan, j’avais ma web radio à l’époque qui s’appelait Radio avenue web. J’ai produit et animé une émission qui s’appelait web actu. J’ai travaillé dans un studio école, appelé Mosaïque où j’ai été rédacteur en chef et formateur. J’ai ensuite créé une école de radio qui s’appelait Test FM. Vous comprenez que la radio pour moi c’est une passion, c’est ce que j’aime faire.
Deuxièmement, la radio c’est le media de l’oral, le canal qu’on écoute le plus, et pour nous, en termes de production d’émissions, c’est le moins onéreux et le moins chronophage et donc plus facile à faire, à produire.

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TM : Comment s’est fait le recrutement du personnel ?

IG : Il n’y a pas de personnel, pour l’instant il n’y a que moi, porteur de l’idée. Je me suis constitué en rédacteur en chef et puis on a une grande communauté de contributeurs, de bénévoles qui sont éparpillé à travers le monde, qui aujourd’hui sont à environ 500 personnes, vivant en Côte d’Ivoire, en Allemagne, au Japon, en France, au Canada, aux États-Unis, au Congo Kinshasa, au Burkina Faso, etc. Je pense que nous sommes en train de créer certainement la plus grande rédaction en Afrique francophone et en Côte d’Ivoire. On peut se revendiquer cela avec cette grande participation de plus de 500 rédacteurs et contributeurs.

TM : Quel est le bilan à mi-parcours et comment peut-on écouter WA FM ?

IG : Aujourd’hui, on est à peine huit jours du lancement et donc un peu trop tôt pour le dire, mais on sent un réel engouement autour du projet. On a des journalistes professionnels qui sont avec nous. J’ai un ami qui est de la BBC qui m’a appelé pour me confier qu’il était intéressé par le projet.
On a surtout beaucoup de bénévoles qui n’ont jamais fait de radio, mais qui ont envie de contribuer d’une façon ou d’une autre à lutter contre cette pandémie, qui ont envie de faire une interview ou un micro trottoir via WhatsApp, de faire un reportage, de partager un témoignage, partager des conseils ; il y a vraiment un précieux engouement autour de ce projet et pour nous, c’est la plus grande satisfaction.
On se rend bien compte que les productions et le message qu’on envoie sont bien compris et entendus ; et aujourd’hui pour écouter la radio, il y a deux canaux :
–  on peut l’écouter tous les jours à 19h30, directement dans les deux groupes WhatsApp d’auditeurs, dont un est déjà saturé et un deuxième lui aussi presqu’à saturation (https://bit.ly/33WOOLl) ;
– et après, sur Facebook, on met les émissions en replay.
Je précise encore une fois que ce n’est pas une radio à écouter en FM. Elle n’est pas diffusée sur un site internet, elle est utilisée sur WhatsApp et sur les réseaux sociaux.

TM : Quelles sont les de perspectives de WA FM ?

IG : Nos perspectives sont d’avoir beaucoup plus de collaboration avec des radios communautaires, parce que l’idée pour nous, c’est de faire des prêts à diffuser (PAD) que ces radios pourront reprendre, et on espère qu’apres cette crise, cela va rester une radio d’information, de sensibilisation, d’éducation parce que c’est là que nous nous positionnons.

TM : Quel est votre message à l’endroit des populations et des autorités ?

IG : À l’endroit des populations c’est de leur dire tout simplement de partager nos bulletins d’informations et nos émissions, puis de nous rejoindre dans ce projet bénévole. Faisons vivre l’information, faisons vivre la sensibilisation. A l’endroit des autorités, c’est de leur dire qu’il y a un canal d’informations qui leur est totalement ouvert.

Interview réalisée par Bama AMANGOUA

About Yannick DJANHOUN

Yannick DJANHOUN est un Journaliste ivoirien de 31 ans. Actuellement Rédacteur en Chef de Tomorrow Magazine, Yannick est un passionné des questions touchant au leadership et au Mind Education de la Jeunesse Africaine.

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