Donner gratuitement, n’a jamais été gratuit

 

En pleine campagne électorale, Barack Obama, candidat à la présidentielle des États-Unis d’Amérique de l’an 2008, déclarait que «La meilleure éducation qu’il [ait] jamais reçue est son expérience d’organisateur de communauté à Chicago.» Si le 44èmeprésident des États-Unis d’Amérique le dit, c’est qu’il y a matière à considérer.

‘’La meilleure éducation qu’il [ait] jamais reçue’’, c’est un message fort.

Cette révélation du premier président noir des États-Unis revêt ce principe divin qui nous rend un énorme service lorsqu’on le met en pratique : ‘’Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.’’

Barack Obama, dans le quartier défavorisé de Bronzeville à Détroit, s’est engagé à donner gratuitement son temps aux personnes faibles. Il y a appris à vivre pour les autres. Celui-ci avait pour tâches, en sa qualité d’organisateur communautaire, d’aider les résidents à s’organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, l’ouverture de bureaux d’embauche, ou pour lutter contre la délinquance des jeunes. Toutes ces choses apprises, lui ont à coup sûr, servi à devenir l’homme d’État que l’on admire aujourd’hui.

De nos jours, donner, servir l’autre, avec un cœur pur et désintéressé, est devenu si rare, si cher. Ça n’existe presque plus. Si je donne, c’est que mon calcul est déjà vite fait. Je gagnerai plus, souvent au détriment de l’autre. Sans quoi je me retiens de toute forme d’aides et de libéralités.

Pourtant, donner c’est recevoir.

Regardez, observez ces pays, ces collectivités qui ont atteint un niveau de développement enviable. Ils ont eu un leader ou des leaders qui avaient des désirs d’une vivacité incroyable de contribuer à l’édification de leur ‘’chez eux’’, sans forcément chercher à se remplir les poches ou le ventre. Leur seule satisfaction était de voir leur pays se positionner dans le concert des Nations. Pour la plupart, ils n’ont même pas vu le fruit de leurs actions. Le Mahatma Gandhi est passé de vie à trépas il y a 69 ans maintenant, pourtant son influence politique, économique et sociale est en train de conduire son pays dans le top 5 des pays les plus industrialisés du monde. Regardez la manière dont Yamoussoukro, la capitale Ivoirienne, a été bâtie. Les voies, les infrastructures, le plan de la ville, etc. montrent bien l’intention de feu Félix Houphouët-Boigny, le premier président, de léguer un héritage beau et durable, quoiqu’aujourd’hui Yamoussoukro soit livrée à elle-même. C’est un autre débat.

L’Afrique a besoin de leaders qui n’ont d’autres aspirations que de faire le bonheur de ceux qu’ils dirigent. L’Afrique a besoin de présidents de la République qui travaillent ardemment au bien-être de leur peuple, de directeurs généraux qui n’ont pour objectifs que de réaliser la mission pour laquelle ils ont été nommés, de footballeurs qui n’attendent pas de primes faramineuses pour mouiller le maillot, etc.

N’oublions pas, il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Si vous donnez librement à la société, elle vous le rendra de façon généreuse.

About Yannick DJANHOUN

Yannick DJANHOUN, aussi appelé Mister Colombo, est un Journaliste ivoirien. Actuellement Rédacteur en Chef de Tomorrow Magazine, Yannick est un passionné de la Jeunesse Africaine. Sa plume, il l'a met au service de la promotion du Leadership de celle-ci.

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