COVID-19 : le monde sportif n’a pas été épargné

COVID-19

Le Coronavirus secoue profondément la planète. Outre le fait d’emporter des milliers de vies humaines, il affecte considérablement des maillons clés de l’économie mondiale. Le monde du sport est l’un de ces secteurs fortement impactés.

L’industrie du sport, chaînon essentiel à l’équilibre économique mondial et à l’épanouissement des nations, vit des heures sombres. Au nombre de solutions préconiser pour freiner la propagation transfrontalière et exponentielle du COVID-19, une grande majorité de pays ont opté pour le confinement de leur population. Aujourd’hui, la quasi-totalité des compétitions sportives à travers le monde ont été stoppée et cela n’est pas sans conséquences.

Au football, il n’y a rien de rassurant. La coupe d’Europe des nations est reportée. Les clubs sont à la ramasse. La vacuité de stades a engendré d’énormes pertes financières aux clubs et fédérations. L’absence de billetterie cause d’énormes déficits dans les comptabilités. Des clubs tels que le FC Barcelone, le Real Madrid et bien d’autres, en accord avec les syndicats de joueurs, renégocient à la baisse, les rétributions pour pallier aux difficultés économiques. La réception des droits TV, véritable manne pour les clubs professionnels est devenue problématique depuis presque cinq semaines, car les grands championnats européens (France, Italie, Allemagne, Espagne, Angleterre) sont à l’arrêt.

Si la crise perdure, la Premier League, le championnat anglais qui attire beaucoup plus de touristes, sera la plus affectée. Selon KPMG, réseau d’audit et de conseils, ses pertes s’estimeront 1,15 à 1,25 milliards d’euros. En France, la Ligue 1 perdra environ 300 à 400 millions d’euros. Ce seront 800 à 950 millions d’euros pour la Liga en Espagne, 650 à 750 millions d’euros en Allemands pour la Bundesliga et pour la Série A en Italie 550 à 650 millions d’euros.

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Plus encore, la valeur marchande des footballeurs s’amenuise. Selon les données de l’Observatoire du football (Cies), le coût des transferts estimés des joueurs au cas où plus aucun match ne serait disputé et aucun contrat ne serait renouvelé jusqu’à fin juin, va sensiblement chuter. Quand on voit comment sont fragilisés les clubs professionnels, qu’adviendra-t-il à ceux qui sont encore amateurs ?

Gianni Infantino, le président de la FIFA, répondait récemment, lors d’un entretien téléphonique à l’ex-attaquant brésilien Ronaldo qui lui demandait quand est-ce que le football reprendrait-il ? : « On rejouera quand il n’y aura plus de risques et que les autorités nous diront qu’on peut le faire. Alors, il sera temps de finir les compétitions. Pour le moment, soyons responsables et respectons les gens qui souffrent. » A affirmé le patron du football mondial.

Dans les autres disciplines, même son de cloche. En NBA, ligue de basket nord-américaine, l’impact de la COVID-19 est tel que les dirigeants ont dû eux aussi baisser leur salaire et ceux des joueurs. Depuis le 15 avril 2020, tous les salaires sont gelés. Exit les playoffs. Les pertes en termes de ventes de tickets sont estimées à 690 millions de dollars pour la fin de saison.

Des grands rendez-vous comme le Mobil World Congress ou la Game Developers Conference qui réunissent les meilleurs gamers autour de la planète, pour les sports électroniques sont annulés. Certains à venir, tel que le E3 2020 le seront probablement.

La pandémie a totalement bouleversé le calendrier de la F1, annulation et report en cascade de tous les grands prix, idem pour le tennis. Les raquettes de tennis sont empochées. Les crampons ne crissent plus sur les pistes d’athlétisme et les Jeux olympiques sont reportées à l’an prochain.

La vie sportive est figée et semble basculer dans le paranormal. Tous en méforme, les sportifs du monde entier sont tristement calfeutrés dans leurs maisons. Même si les compétitions reprenaient, elles seraient d’un niveau relativement bas. Les émissions télés sportives ne font pas autant d’audience que l’avant COVID-19. Le ‘’direct’’ est mort et fait place aux rediffusions. L’absence de recettes de billetterie, de contrats commerciaux ou sponsoring est hautement préjudiciable aux acteurs de cette industrie.

Définitivement, les conséquences socio-économiques du coronavirus sont colossales. En attendant de voir cette maladie endiguer et revoir l’industrie du sport fleurir de nouveau, respectez les gestes barrières.  Sportivement votres !

 

                                                                                                          Mardochée OULAYE

About Yannick DJANHOUN

Yannick DJANHOUN, aussi appelé Mister Colombo, est un Journaliste ivoirien. Actuellement Rédacteur en Chef de Tomorrow Magazine, Yannick est un passionné de la Jeunesse Africaine. Sa plume, il l'a met au service de la promotion du Leadership de celle-ci.

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